Fashion-Tech Expo : Rencontre Avec Lancine Koulibaly Co-Fondateur De La Marque De Chaussures UMOJA

« Nous voulons à travers Umòja, valoriser et protéger le patrimoine textile et pictural traditionnel africain en voie de disparition ».

Pouvez-vous nous présenter votre projet?  

Nous travaillons aujourd’hui avec Cinq coopératives d’artisans. Nous sommes basés dans cinq pays différents en Afrique, Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, l’Ouganda et le Burkina. Ce sont des entrepreneurs sociaux, qui oeuvrent pour le développement et la reconnaissance de ce savoir faire. Les techniques de création, les tissus sont différents en fonction des pays.

Au Sénégal, le Manjak est une technique de tissage classée comme patrimoine immatériel de l’UNESCO. C’est un tissage qui nécessite deux à trois artisans par métier à tisser.

Au Mali, le bogolan, est une peinture traditionnelle à base d’écorces de plantes et de boue. Le nom signifie « boue ». C’est précisément l’ethnie des Bambaras qui l’utilise et le porte.

Certaines coopérative on pour objet l’insertion des femmes ayant subit des violences et d’autres simplement d’entretenir la mémoire culturelle.

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Où êtes-vous Basé? 

Notre bureau est basé en Bretagne. Nous nous sommes lancés dans cette aventure en décembre 2017. Mais, c’est en mai 2017 lors d’un voyage que nous avons fait la découverte de ces savoirs faire. Au retour en France, nous avons réfléchi à la manière de les promouvoir au mieux.

En décembre 2017 nous nous sommes rendu à nouveau en Afrique pour aller à la rencontre des coopératives. Nous avons fait le tour de l’Afrique de l’Est jusqu’à l’Ouest. Nous avons étudiés leurs besoins, leur fonctionnement et avons réfléchi ensemble à la meilleure manière de leur apporter notre aide.

Ce qui nous anime le plus c’est vraiment de travailler avec touts ces artisans. On admire leur force, leur courage et leur combat pour que ces savoirs faire ne soient pas oubliés.

Comment et où acheter vos créations? 

Au départ, nous sommes passés par Ulule, ce qui nous a permis à la fois de gagner de l’argent et de faire connaitre projet. On a réussi à être financé à 150% sur Ulule. Certaines personnes ont aussi pré-commandés directement. Aujourd’hui, nous avons notre propre site internet umoja-shoes.

Ce sont des modèles uniques. Mais on navigue principalement sur quatre modèles mixtes.

Aucun de nous n’a une formation en mode ou en chaussure. Cela nous permet d’avoir un regard un peu différent. Nous dessinons tout nous même. Notre particularité est que nous n’utilisons pas de cuir mais du liège venant d’Ouganda et qui est également classe patrimoine immatériel de l’UNESCO.

 

 

Instagram : umoja_shoes

Facebook : UmojaShoes

LinkedIn : umòja

Propos recueillis  par M.V.

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« Créer EZINRIS Découle D’une Envie d’Embellir, Conseiller Et Aider Les Femmes Au Quotidien ».

Ton parcours et présentation de ton entreprise? 

Après ma troisième je ne savais pas vraiment quoi faire. Mes parents m’ont convaincu d’aller en lycée général et d’intégrer une classe scientifique. Mais, je me suis vite rendu compte que ce n’était pas du tout fait pour moi, j’avais plutôt un profil artistique. Peu à peu je n’étais plus stimulée par mes études. Je me souviens avoir séché la moitié des cours de l’année. À la fin de mon année de seconde, la conseillère d‘orientation m’a conseillé d’aller vers un BEP. Cette idée ne me plaisait pas alors c’est à cet instant que j’ai décidé que mon avenir m’appartenait et moi seule devrais dorénavant choisir, ce que je dois faire de ma vie. 

Je suis revenue à mes premiers amours. J’avais toujours aimé dessiner. Les cours d’art plastique étaient les seuls que je ne ratais pas. Je me suis orienté vers une école de mode. 

On y apprenait à créer le vêtement de A à Z, à la main. Il n’y avait pas le côté business, stratégie du secteur. Cette formation nous destinait à être des petites mains dans les ateliers de coutures. Ce que je ne voulais pas devenir. J’ai aimé apprendre ce savoir faire, mais en faire mon métier était une autre affaire. 

Par la suite, j’ai intégré un BAC technologique STI. Après mon BAC je suis allée à la fac : Et là, catastrophe ! Je ne me  suis pas sentie à ma place. Pour ne pas perdre de temps je me suis mise à travailler. C’est à cette période que j’ai eu un sursaut. Je me suis dis « si tu entres dans le monde du travail totalement, il te sera très difficile de retourner faire des études donc ne te perds pas ». Je me suis inscrite dans une école pour passer un BTS communication que je n’ai pas validé. Entre temps j’avais un projet de voyage à New York et malgré cet échec j’ai quand même décidé d’y aller. Je précise que mon BTS je l’ai eu à la troisième tentative. 

Là, a été ma première grande leçon de vie. Il était hors de question que j’annule un projet qui m’avait pris un an de préparation juste parce que je n’avais pas eu mon BTS. Cela aurait été pour moi un double échec. Donc, en partant à NY j’ai emporté avec moi tous mes cours pour réviser là-bas. Lorsque je suis rentrée de NY après un an, je me suis présentée en candidate libre pour passer les matières qu’il me manquait. L’année de mon troisième passage je souhaitais intégrer une école au sein de laquelle on acceptait ma candidature à l’examen sous réserve de l’obtention de mon BTS. Donc, pendant que je passais mon Bachelor en alternance, je n’avais même pas encore mon BTS. Imaginez le nombre de matière que j’avais! Avec beaucoup de motivation, l’année ou j’ai bouclé mon Bachelor j’ai aussi obtenu mon BTS. 

J’ai pour principe de vie de ne jamais me laisser dépasser par les événements. La persévérance et le travail paient toujours. 

La leçon était : « perdre une bataille, ok – mais pas la guerre ». Une fois mon Bachelor en alternance terminée, j’ai pris le temps de souffler.

Il est vrai que très souvent dans la rue on m’arrêtait pour me demander où je me coiffais.

Mes proches étaient de plus en plus derrière moi et avait plus confiance en moi que moi même sur cette idée de business. J’ai commencé à me pencher dessus. Quelques mois après, je prenais mon premier vol pour l’Asie. Je fonctionne au feeling donc si je n’avais rien trouvé de concret je n’aurais rien démarré en rentrant. 

A mon retour, les choses étaient plus claires dans ma tête. C’est véritablement là que le processus de création de ma marque à commencé.

Comme vous pouvez le voir, je n’ai pas un parcours lisse. Seulement, j’ai toujours su que je serai mon propre patron. Le CDI sécurité ne m’a jamais tenté. J’ai aussi eu la chance d’être bien entourée. 

La création de ton entreprise découle t-elle principalement d’une passion? 

“ La coiffure m’est un peu tombée dessus” . J’ai toujours coiffé dans un cadre personnel donc proposé ce service à d’autres personnes était un vrai challenge. Honnêtement, je vous mentirai si je disais que j’ai toujours voulu être coiffeuse. J’aimais beaucoup ça mais je ne m’étais jamais projeté plus loin. Disons que ça m’est un peu tomber dessus. D’autant plus qu’à l’époque (il y a 10 ans) personne ne portait de Lacewigs.

Je suis arrivée au bon moment. Il y a cinq ans les femmes n’étaient pas prêtes à porter des perruques. Et même aujourd’hui beaucoup hésitent. Finalement, je suis entrée dans le jeu et vous connaissez la suite. Je dirais donc que la passion est arrivée après, ce n’est pas qu’une question d’ « aimer coiffer » mais plutôt d’embellir, de conseiller  et d’aider des femmes au quotidien.

D’ou vient le nom?

Ma meilleure amie et moi, faisions des études dans la mode. Nous rêvions d’avoir notre marque. Il fallait donc qu’on trouve un nom. Tous les soirs nous nous posions pour réfléchir et un soir EZINRIS est née (ça fait 13 ans). C’est la contraction d’Eléa et Rose. Le N au milieu représente AND. Puis, nous avons grandi. Elle a commencé son business un an avant le mien, et avait trouvé son nom de marque. Pour ma part je coinçais sur le nom à donner et un soir EZINRIS m’est revenu. Je ne voulais pas qu’il ait une connotation en rapport avec le monde des extensions. Donc c’était parfait.

Quel statut as-tu choisi pour débuter?

La SASU c’est un statut ou tu es gérant et tu peux être salarié de ton entreprise. 

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Comment as-tu financé la création de ta société ?As-tu fais entrer des investisseurs dans ton capital?

Pour commencer à coiffer tu n’as pas besoin d’argent puisque c’est un Service. Quand j’ai commencé j’étais encore chez mes parents. Donc, je n’avais pas de charges importantes.  Ainsi, l’argent que je gagnais je le mettais de côté. Lorsque j’ai enfin crée ma SASU j’ai déposé le tout comme capital. Ce capital m’a ensuite permis d’acheter mes marchandises. Je détiens ma société à 100%. Il faut aussi savoir que j’économisais depuis mes 19 ans. Je suis assez attentive à ma façon de dépenser mon argent. Ayant un père dans l’audit ça aide.

Un petit conseil : si dans votre vie, vous êtes à une période où vous n’avez pas de projet, travaillez et mettez tout cet argent de côté. Il vous servira toujours tôt ou tard. 

Peux-tu me parler des obstacles que tu as rencontré? 

J’ai beaucoup de chance d’avoir un père qui est dans les affaires. Il m’a été d’une aide inestimable. Un vrai guide dans la « tempête » administrative. Il m’a fait une liste de tâches à accomplir. Ainsi, je savais par où commencer et comment faire. Il me conseille énormément. 

Parles nous du recrutement de ton équipe.

Pendant 2 ans je gérais tout toute seule. Cela peut paraître surhumain mais avec beaucoup d’organisation on y arrive. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, c’est juste top ! Ça me laisse le temps de me concentrer et d’avancer sur d’autres projets.

Une journée type ?

J’entretien mes RS, je réponds aux mails, je fais la prise de RDV et je réponds au tel, dans la matinée. L’après-midi c’est l’heure des RDV au Beauty Studio. Le soir j’organise ma journée du lendemain. Sachant par ailleurs, que je confectionne et colore les perruques moi-même. 

Quelles sont les règles qui ont fonctionné pour toi dans la création de ta société? Est-ce que tu t’imposes un rythme? 

Je ne remets jamais les choses au lendemain. Certainement une forte Volonté de bien faire.

Respect – Humilité – Authenticité. Pour moi ce ne sont pas des règles mais du savoir vivre et du savoir être. Ce sont des bases importantes. Avoir du respect pour soi-même et pour les autres. Être professionnel, avoir de la considération, être de bonne foi et avoir une réelle volonté de bien faire les choses. 

Fais-tu face à beaucoup de concurrence ? Quelle stratégie as-tu adopté ?

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Je pense premièrement qu’il y a cette impression de concurrence à cause des réseaux sociaux. Ou alors c’est peut être mon état d’esprit qui me fait interpréter les choses autrement. Quand j’ai commencé je ne me suis pas préoccupée de qui était là ou pas. Je pars du principe que je suis unique. Je vois des enseignes de vêtements naîtrent tous les jours. Est-ce que cela les empêche de nouvelles marques de s’implanter ? Non. Chanel est la depuis plus de cent ans et d’autres marques depuis beaucoup moins de temps. Ils cohabitent et ils s’en sortent.

Mes études de communication mon quand même appris à prêter attention aux personnes présentes sur le marché globalement. Mais ce qu’ils font m’importe peu. Je suis déjà hyper exigeante envers moi même. Rien qu’à l’idée de me dire : « fait mieux que ce que tu as fait l’année dernière » ! C’est déjà énorme.

Mon site en ligne en est l’exemple. En novembre 2017 c’était le lancement, un an plus tard… il est complètement différent.

À titre personnel quels sont les personnes qui t’ont inspiré ? 

Tout d’abord mes parents. Mon père travail à son compte. C’est  un luxe d’avoir un entrepreneur aussi proche de soi. Lorsque l’on a des parents qui entreprennent tout devient plus simple mais surtout rien ne paraît impossible. L’impossible n’existe pas. Les choses arrivent assez spontanément. 

Je dirais qu’en fait tout le monde m’inspire. Une simple promenade dans Paris, une personne ambitieuse. Pour moi dès lors que tu ne subis pas ta vie et que tu l’as prend en main : tu deviens une personne inspirante !

« Respect – Humilité – Authenticité. Pour moi ce ne sont pas des règles mais du savoir vivre et du savoir être. Ce sont des bases importantes. Avoir du respect pour soi-même et pour les autres« .

Quelques conseils que tu donnerais. 

Se connaître soi-même :  C’est un constat que j’ai fais. Beaucoup de personnes ne savent pas qui elles sont réellement. Ils se voient à travers les autres mais eux-même ne savent pas ce qu’ils valent ; Connaître son potentiel, ses points forts et points faibles. Faire une introspection. 

Envisager un emprunt le plus tard possible :  Il vous faudra de l’Argent. Essayez le moins possible de compter sur les banques. Travaillez, économisez et profitez en pour améliorer votre projet tous les jours. Sachez qu’on peut commencer à lancer son business sans trop de moyens. Ne pas hésiter à se lancer avec peu et au fur et à mesure à réinvestir dans son entreprise. 

Se renouveler chaque jour :  Constamment évoluer et se remettre en question. EZINRIS des débuts n’est pas du tout EZINRIS d’aujourd’hui. Mon projet ne cesse de grandir. 

L’Humilité : avoir de la considération pour son prochain. Pour moi la richesse c’est donner de la valeur aux autres. Si tu as compris ça l’argent viendra seul. 

Confiez vos projets à Dieu, faite lui confiance.

 

Site : EZINRIS

Instagram : @ezinris

Youtube : EZINRIS YTB

Propos recueillis par M.V.

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Du Droit À La Communication Chez Dior et Cartier

Parles nous de ton parcours? 

Après un BAC L je me suis lancée dans une Licence de droit à Assas. C’était très intéressant, j’y ai acquis une bonne méthode de travail, de l’autonomie et un sacré sens de l’organisation. Pour autant, à la fin de la troisième année, licence en main, je me suis rendue compte que le droit n’était pas fait pour moi. Ayant pris conscience de ça un peu tard,  je n’ai pas pu passer de concours ou candidater à d’autres master. 

Deux solutions s’offraient à moi, faire une année de césure et partir surfer un an en Australie ou faire une Licence de Science politique à Assas et candidater à des master/écoles l’année suivante.  

J’ai opté pour la Licence de Science Politique tout en sachant que, ce qui m’attirait depuis longtemps c’était le monde de la communication, et plus particulièrement la publicité et la construction par les marques de leur image. 

Science po c’était intéressant mais ça ne me passionnait pas plus que ça, j’ai postulé en parallèle des cours à un stage en communication. J’ai tout tenté : agences, boîtes, start-up… et pour être honnête, j’ai essuyé des dizaines de refus à des lettres de motivation pourtant personnalisées. N’ayant aucune expérience et un parcours qui n’avait rien à voir avec le monde de la communication, donc ce n’était pas surprenant. Pourtant un jour j’ai reçu un mail du co-fondateur de la start up Au Pas De Courses. J’ai été prise à temps partiel pendant six mois. Je ne les remercierais jamais assez de m’avoir fait confiance, d’avoir été aussi arrangeant vis-à-vis de mes cours et surtout de m’avoir autant appris. En parlant des cours, ils n’étaient pas du tout aménagés pour faire un stage en parallèle. J’ai pu compter sur l’aide de mes amis qui me fournissaient leurs notes et m’expliquaient les notions lorsque je ne les comprenais pas.

Une fois cette deuxième licence en poche, j’ai postulé à un Master de médias, information et communication dispensé par l’Institut France Presse (au sein d’Assas). De là mon objectif était simple: passer le concours du CELSA pour y intégrer un Master 2. J’ai été admissible à l’oral que j’ai brillamment raté. La pilule est difficilement passée; je me suis rarement sentie aussi nulle.

Par sécurité, j’avais postulé à Dauphine dans le master 226 de Management des Médias, mais mon échec au concours du CELSA, que tout le monde présentait comme « la voie royale pour la communication », était particulièrement difficile à admettre et j’avais du mal à croire qu’une autre formation pourrait m’amener  in fine là où j’avais envie d’aller.

C’était la fin de l’année, à ce moment-là j’avais postulé pour faire un autre stage tout l’été chez Hopscotch, une agence de relation publique où j’étais principalement en charge de Microsoft. Ce stage était plus pour moi un moyen de gagner en crédibilité vis-à-vis des autres qui avaient déjà plusieurs stages à leur actif.

À la rentrée, j’ai finalement rejoint le Master de Dauphine pour ma dernière année d’étude. Concrètement, ça a été l’une des meilleures décisions que j’ai prises. D’abord parce que j’y ai rencontré des gens géniaux et ensuite parce que ça m’a ouvert de nombreuses portes notamment pour les choix de stages. Cette année a été divisé en deux parties : de septembre à décembre j’ai eu des cours théoriques et, depuis janvier, je suis en stage de fin d’étude. J’ai effectué le mien (le premier) chez Dior en Brand Content de janvier à fin juin et, ayant l’opportunité d’en faire un second, j’ai saisi cette chance et j’ai été prise chez Cartier en tant qu’assistante chef de projet digital.

L’aspect environnemental est très important. Dans mon domaine, je suis amenée à travailler sur des projets qui nécessitent que les personnes avec qui je collabore soient réactives et que les échanges sois fluides. 

L’intérêt de revenir sur mon parcours n’est pas de dresser à quiconque une feuille de route qu’il pourrait reproduire. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui savent depuis toujours ce qu’ils veulent faire et qui, de fait, font des études cohérentes en ce sens. Pour ma part je suis la preuve incarnée qu’un parcours peut également se construire au fur et à mesure à condition de ne se fermer aucune porte, d’en vouloir et d’accepter l’aide des gens autour de soi. Je pense sincèrement que le plus important est de ne pas baisser les bras face aux échecs et d’avancer en se disant que si vous avez tout mis en œuvre pour quelque chose et que ça n’a pas fonctionné c’est que ce n’est pas là que vous deviez être. En général, quand on nous demande de revenir sur nos parcours on ne s’attarde jamais sur nos échecs pourtant je pense que les miens valent le coup d’être soulignés parce que sans eux je ne serais peut-être pas à une place où je m’épanouis aujourd’hui. Personnellement, je vois mon échec au concours du CELSA comme mon plus gros échec. À l’époque, c’est ce que je croyais sincèrement vouloir. Avant d’arriver cher Dior ou encore Cartier, j’ai passé des entretiens qui n’ont pas aboutis. Au mieux ils m’ont envoyé un mail  pour me dire que je n’étais pas prise, au pire ils m’ont tout simplement ghosté. C’est frustrant sur le coup mais si vous êtes déterminés vous finirez par tomber sur des gens qui verront cette détermination, qui y seront sensibles et qui vous prendront.

Dans quel domaine souhaites-tu travailler et pourquoi as-tu décidé de poursuivre cette carrière ?

J’ai toujours été intéressée par la communication des marques. C’est très global, raison pour laquelle je fais des stages. Ces stages m’ont permis au fur et à mesure d’affiner cet intérêt. 

Ainsi, grâce à ces expériences, je me suis rendue compte que travailler sur le digital me plait beaucoup. C’est un terrain de jeu incroyable où il y a des milliers de choses à faire, des opportunités dingues surtout dans le milieu du luxe pour deux raisons. D’abord parce que les marques de luxe sont aujourd’hui soucieuses d’intégrer le digital à leur stratégie de communication et ensuite parce qu’elles ne sont pas digital native ce qui fait qu’elles ont besoin de personnes pour les aider à « rattraper leur retard ».

Où effectues-tu ton stage et comment l’as-tu obtenu? 

Actuellement je suis chez Cartier. J’ai vu les offres sur le site, envoyé ma candidature pour l’une d’elle (CV, lettre de motivation), répondu à un appel téléphonique du RH sur mes motivations, puis, j’ai été convoqué à un entretien avec mon potentiel futur manager ainsi que le RH. J’ai dû rédiger un compte rendu de l’entretien et l’envoyer. 

Quand on nous demande de revenir sur nos parcours on ne s’attarde jamais sur nos échecs pourtant je pense que les miens valent le coup d’être soulignés parce que sans eux je ne serais peut-être pas à une place où je m’épanouis aujourd’hui.

Quels sont tes responsabilités? 

J’occupe le poste d’assistante chef de projet digital. Concrètement, mon rôle est de coordonner toutes les activations Cartier sur les plateformes sociales à l’international. Si ça ne vous parle toujours pas c’est normal. Cartier est présent à l’international mais le HQ (head quarter) est en France, c’est donc à nous que les différents marchés se réfèrent pour tout ce qui concerne les demandes de contenus ou encore la validation des contenus qu’ils produisent parfois en interne. 

On sait que chaque pays n’a pas les mêmes intérêts, ne poussent pas les mêmes choses au même moment parce que ce qui marchera aux Emirats Arabe Unis ne marchera peut-être pas en Chine ou au Japon, pour autant on essaie d’être le plus cohérent possible sur toutes nos plateformes digitales et de ne pas avoir des messages qui aillent à l’encontre les uns des autres.

Nous avons des « call » très fréquents avec les différents marchés qui nous tiennent au courant des évènements qui vont avoir lieu dans leurs pays, des campagnes qu’ils vont pousser en social. De notre côté on s’assure que c’est bien dans l’esprit de Cartier.

En parallèle de cette mission, je fais des analyses, reporting de nos campagnes sur les différentes plateformes sociales afin de voir ce qui a marché ou non, et voir comment on peut s’améliorer. 

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ton stage? 

Principalement, le fait de travailler avec des interlocuteurs présents dans le monde entier. C’est très stimulant.

Au delà de ça, et je ne saurais dire si c’est pareil partout, j’ai la chance d’avoir rejoint une superbe équipe. On échange énormément entre nous et je ne ressens absolument pas la dichotomie manager/stagiaire que j’ai pu ressentir parfois. J’occupe une place à part entière et, en ce sens, je suis considérée comme faisant partie du groupe comme n’importe quelle personne en CDI.

J’ai également la chance d’être entourée de stagiaires avec lesquels je m’entends vraiment très bien ce qui rajoute du positif à mon stage.

Si je m’attarde autant sur l’aspect “environnement” c’est parce qu’au fur et à mesure de mes stages, je me suis rendue compte que, si les missions que j’avais comptent énormément, le contexte de travail a lui aussi son importance. C’est totalement personnel et je ne suis absolument pas entrain de dire qu’il faut faire copain copain avec tout le monde. Certains vous diront d’ailleurs que “le travail c’est le travail” ou “qu’on est pas là pour se faire des amis”, mais à mon sens avoir des bonnes relations avec les gens avec qui vous travailler, au delà de l’épanouissement personnel que cela procure et du stress qu’on s’évite en allant au travail, cela ne pourra que vous aider dans vos mission. Dans mon domaine en tout cas je suis amenée à travailler sur des projets qui nécessitent que les personnes avec qui je collabore soient réactives et que les échanges sois fluides. De la même façon que vous ne serez pas  tenté d’aider quelqu’un qui vous parle mal, les personnes avec qui vous travaillez, si elles ne se sentent pas respectées ou que vous ne vous interessez pas un minimum à elles, se sentiront uniquement utilisées et seront moins enclines à vous aider.

Les marques de luxe sont aujourd’hui soucieuses d’intégrer le digital à leur stratégie de communication.

Décris-nous une journée type.

Avec toute la bonne foi du monde je ne peux pas tellement décrire de journée type au délà de ma routine makeup, mon petit déjeuner et le métro que je prends tous les matins. 

Il y a des jours où vous pouvez passer votre temps en réunion avec d’autres équipes ou en call avec les marchés. D’autres où vous aurez des urgences à traiter, et encore d’autres beaucoup plus calmes. Les missions ont beau être les mêmes, les journées ne le sont jamais.

Qu’elle est la partie la plus difficile? Ce qui te plait le moins. 

Très honnêtement pas grand-chose. Comme tout le monde il y a des jours où je suis plus motivée que d’autres. Les jours où je le suis moins, forcément des missions que j’avais l’habitude de faire en étant à fond seront faites avec moins d’entrain ce jour là.

Qu’attends-tu de ce stage ?

D’être prête pour dire bye-bye au monde étudiant.

Quels sont tes projets après avoir terminé ce stage et obtenu ton diplôme?

Partir en vacances ! Plus sérieusement, faire un petit road trip d’un mois/ un mois et demi en Amérique du Sud histoire de voir du pays et souffler un peu. 

Après ça, mon plan A est d’obtenir un VIE pour partir travailler à l’étranger. Et comme il faut toujours un plan B (j’ai mis du temps à le comprendre), mon plan B est de partir à l’étranger avec ma valise pour essayer d’y trouver un travail. Je pense qu’il est important de voir comment ça se passe ailleurs, déjà pour la remise en question que ça engendre et ensuite pour le regard plus global que ça permet d’avoir. Je ne vous apprends rien mais vivre dans un pays et y séjourner pour des vacances n’a rien à voir, or je n’ai jusqu’à présent jamais eu l’occasion de partir vivre sur une longue période dans un autre pays et je pense que c’est, à l’heure actuelle, ce qui manque à mon parcours. 

Propos recueillis par M.V.

Comment J’ai Créé Deux Entreprises Avant Mes 20 ans

La première chose qui étonne chez toi c’est ton âge. Raconte nous pourquoi et comment tu en es arrivée à vouloir te lancer dans l’entrepreneuriat. 

Et oui, je suis assez jeune et pourtant j’ai déjà crée ma propre entreprise, ça surprend souvent. En fait, après 3 ans en lycée professionnel de vente, j’ai eu plusieurs problèmes de santé. À cause de cela, j’ai dû arrêter mes études. Ces problèmes de santé ne me permettant pas de continuer même à domicile, j’ai donc préféré passer à autre chose.

Pendant un an je n’ai pas fait grand chose à part me soigner et aider mon père dans son business (il est styliste). Puis peu à peu j’ai commencé à réfléchir à mon avenir. Et c’est suite à un voyage à Londres que, l’idée d’importer des produits british en France et les commercialiser en ligne, pour les faire découvrir aux français et pour que les expats puissent également retrouver des produits de chez eux.

Comment tes proches ont réagi face à ton envie de créer ton entreprise?

En général, les gens autour de moi étaient très réticent à cette idée. Selon eux, j’aurai dû poursuivre mes études après ma guérison. Ils pensaient tous que j’allais échouer. Pire, certains me disaient même que je n’en étais pas capable ! Mais voyant mon envie et ma détermination, ils ont fini par être compréhensif et même par me soutenir. Je pense que me voir travailler sur ce projet pendant un an, effectuer les démarches administratives seule et tout créer moi-même avec l’aide de mon compagnon, leur a montré que j’en étais capable.

« Il faut avoir de la patience car, le succès vient avec le temps ».

Parle nous de ta première société. Cette envie découle t-elle d’une passion? 

Ma société, qui n’est plus la mienne aujourd’hui, car je l’ai revendu pour me consacrer à de nouveaux projets. C’était une boutique en ligne vendant des produits alimentaires britanniques. J’ai toujours été passionnée par le Royaume-Uni. Puis j’apprécie beaucoup les produits alimentaires qu’ils vendent, au point que cela me manque lorsque je rentre en France. C’est pour cette raison que j’ai voulu créer ma boutique.

As-tu reçu de l’aide?

J’ai reçu de l’aide de mon compagnon. Il m’a beaucoup aidé en général. Il m’a accompagné notamment lors des rendez-vous professionnels. Ça aide quand on est aussi anxieuse que moi face aux inconnus. Il a également construit lui-même mon site internet.

Pourquoi as-tu décidé de vendre ta première entreprise? 

J’ai pris la décision de vendre au moment où j’ai pris conscience que je souhaitais déménager à Londres. Mon entreprise ne me rapportait pas assez pour que je puisse payer des employés. Du coup, ne préférant pas dire non à mes rêves, j’ai tourné la page. Gérer un commerce, même, en ligne est difficile. De plus, le business a mis du temps à démarrer.  Et entre temps, j’avais dépensé pour au final sans réels résultats. Il faut avoir de la patience car, le succès vient avec le temps. Mais à cette époque, c’était une qualité qui me faisait défaut.

Parle nous de ton nouveau projet d’entreprise. 

 Mon nouveau projet, qui d’ailleurs n’est plus un projet, car je viens tout juste de commencer, c’est de devenir freelance dans le développement web et intégration de site web. J’ai acquis des compétences en travaillant sur le site de la boutique et avec mon compagnon qui est déjà dans ce domain, j’ai pu en apprendre plus. En parallèle, je suis blogueuse Beauté, Voyages et Lifestyle, joyfuldreams.

Quel statut as-tu choisi? 

Pour ma boutique en ligne j’ai choisi le statut de micro entreprise.

Comment as-tu financé ta première entreprise et la deuxième? 

Pour la première, j’ai fait un emprunt à la banque. Revendre mon entreprise m’a aussi permis de rembourser la fin du premier prêt. Concernant la nouvelle, il me reste l’argent de la vente de ma boutique, que je laisse par sûreté. Par chance, ce nouveau projet ne demande pas vraiment d’argent.

As-tu rencontré beaucoup d’obstacles? 

Les premiers obstacles, sont survenu avec mes proches. À force de me dire « tu ne vas pas réussir », « ça ne marchera jamais », « change de métier », ils m’ont entouré d’ondes négatives. Cela a énormément joué sur mon moral. Parfois j’avais l’impression de faire des efforts pour rien. Ils m’ont fortement influencé au départ.

« L’état d’esprit qu’on adopte lorsqu’on décide d’entreprendre est la clé. Sans cela, ne commencez même pas ». 

Travailles-tu en équipe?  

Je travaillais toute seule sur ma boutique. Par chance, mon compagnon m’a très souvent apporté son aide.

Quelles sont les règles qui ont fonctionnes pour toi dans la création de tes deux entreprises?

Dans l’entrepreneuriat, il faut savoir être fort et croire fort en ses projets. J’ai appris que c’était comme ça qu’on pouvait réussir à faire de grandes choses. Par ailleurs, il ne faut surtout pas se laisser influencer par les autres et éviter de fréquenter des personnes négatives. La persévérance paye, même si je ne l’ai pas été avec ma première entreprise.

 Fais-tu face à beaucoup de concurrence ? Quelle stratégie as-tu adopté afin de te différencier ?

J’ai eu de la chance de ne pas avoir beaucoup de concurrents dans ce domaine. Mais, il existait quand même deux-trois concurrent. J’ai  essayé de faire « mieux qu’eux » pour certains points. Par exemple, avec un site plus moderne, plus attrayant, des produits plus originaux, des prix au même montant voir moins cher, proposer des échantillons dans les commandes, être très présente sur les réseaux sociaux avec des post originaux.

Racontes nous une journée type.

Ma journée type lorsque j’avais ma boutique en ligne était réveil vers 9 heures, je prenais mon petit-déjeuner devant mon ordinateur pour voir les commandes à préparer. En même temps,  je répondais aux mails, gérais les réseaux sociaux et m’occupais de l’administration.  L’après-midi, je déposais mes colis chez le coursier. Le soir, je travaillais sur la stratégie pour améliorer le site et aussi mon blog personnel lorsque j’avais le temps.

Aujourd’hui, je m’occupe de mon blog, je gère mes réseaux sociaux le matin. En fin de matinée, je commence à travailler sur mon nouveau projet.

As-tu des modèles d’entrepreneur? 

Oh oui ! Si je suis comme ça aujourd’hui, c’est grâce aux nombreux livres de développement personnel que j’ai lu. Je pense notamment à Sophia Amoruso, avec #Girlboss qui est mon modèle numéro 1! Il y a également Jen Sincero, l’auteur de #You are a Badass ! Ces femmes-là m’ont beaucoup inspiré et m’aident à devenir une jeune femme entrepreneuse pleine d’ambition,  de détermination et de courage. Elles m’ont permis de comprendre que quoi qu’il arrive vous devez toujours croire en vos vous.

Cinq conseils que tu donnerais. 

Si pouvais donner 5 conseils à celles/ceux qui souhaitent devenir entrepreneur c’est : Bien réfléchir, Ne rien lâcher, Être armé de courage, Croire en soi et Etre Positif. L’état d’esprit qu’on adopte lorsqu’on décide d’entreprendre est la clé. Sans cela, ne commencez même pas.

Arrives-tu à vivre de ton activité? 

Justement, ma boutique en ligne ne me permettait pas d’avoir un salaire assez confortable pour vivre la tête tranquille. Une fois les dépenses faites,  le salaire que je devais me verser était très peu par rapport aux efforts fournis.

Maintenant, en étant freelance, je vois une réelle différence. C’est déjà plus motivant. Cette fois, je suis patiente, donc c’est l’avenir qui me dira si j’ai fait le bon choix.

Propos reccueillis par M.V.

 

 

Comment J’ai Découvert Le Droit Humanitaire Après Un Voyage Au Cameroun

Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours?

J’ai 24 ans, j’ai une licence de droit public à Assas. En deuxième année j’ai tout de suite compris que je préférais le droit public. Et en troisième année de licence j’en ai fait ma spécialité. C’est suite à ma découverte du droit des libertés fondamentales en L3 que le droit humanitaire a commencé à m’intéresser. Pour le Master 1, j’ai choisi le droit international. Cela me permettait de rester ouverte à d’autres domaines que le droit interne. J’ai ensuite enchainé avec un Master 2 en droits fondamentaux à l’université de Caen Normandie.

A l’époque avais-tus déjà pris contact avec des associations? 

Entre ma L3 et mon M1 j’ai contacté une association qui avait été créée par deux anciens étudiants d’Assas. Elle s’appelait à l’époque Children Connection. C’est une petite association d’une dizaine de personnes. Je les ai contacté et ils m’ont directement parlé d’un projet de voyage humanitaire au Cameroun. 

Quelle était ta motivation pour faire de l’humanitaire? 

Dans ma famille nous sommes assez ouverts sur le monde, aux différentes cultures. Mon père a vécu en Angola pendant 15 ans et je sens que mon éducation « un peu africaine » s’est faite sur cette base d’ouverture d’esprit. En grandissant, j’ai commencé à réellement m’intéresser à l’Afrique et d’une manière générale au voyage. 

Cela faisait longtemps que j’avais envie de partir en Afrique. Je me suis toujours sentie proche de ce continent et de ses différentes cultures. Je pense que mon orientation en M2 a été influencée par cet état d’esprit. Je ne voulais pas me focaliser sur le droit interne car le monde aujourd’hui ne fonctionne plus avec les anciens mécanismes. Le droit interne est irrigué par le droit international. Donc, cela n’a plus vraiment de sens pour moi de reste focalisée seulement sur l’interne. 

Dans quel pays as-tu voyagé? Comment les premiers jours se sont passés? 

Je suis partie au Cameroun en 2015 pendant un peu moins d’un mois. Yaoundé une semaine et quelques jours au village. Nous avons séjourné chez l’ethnie des Bamiléké. Je n’ai pas eu de mal à m’intégrer car nous avons très bien été accueillis dès l’aéroport. Je me suis immédiatement bien sentie. Même si, la veille du voyage j’ai eu un  petit moment d’angoisse. 

La présidente de l’association est camerounaise et son père venait du village dans lequel nous avons séjourné. Nous avons rencontré beaucoup de personnes. Son oncle qui travaillait au ministère des affaires étrangères nous a accueilli chez lui. Nous nous sommes forcément fait remarquer. Nous étions les petits français. Nous avons eu l’impression d’avoir été attendus. Au village, une cérémonie d’accueil a été organisée en notre honneur.

 

Quel était le cœur de la mission?

L’association a une visée éducative. Nous avons donc apporté des livres (manuels scolaires) et des équipements sportifs grâce aux dons que nous avons récoltés en France. Cela a permis aux enfants de s’évader un peu de leur quotidien. Nous avons aussi fait de la prévention en dispensant des cours d’hygiène. Nous avons organisé des tournois sportifs, ce qui leur permettait d’avoir l’impression d’être réellement en vacances.

Ma mission personnelle était de mettre en place une bibliothèque et d’organiser un système de prêt. 

As-tu remarqué un décalage entre l’image de l’Afrique vu par l’occidentale et la réalité rencontrée sur place? 

Je n’ai pas été tant surprise que cela. Je pense que c’est dû au fait que je m’intéressais déjà à l’Afrique. J’ai beaucoup d’amis africains donc ça a facilité les choses. Autant avec les enfants que j’ai trouvé très courageux par rapport à leur tâches quotidiennes qu’avec les jeunes adultes ayant le même âge que moi. Il y a un mélange entre la tradition pour les plus anciens et la modernité pour les plus jeunes. Pour ces derniers leur rêve est de venir en Europe. J’ai senti que nombreux étaient ceux qui avaient envie de changement. 

Cela me pousse à te demander ton avis sur la « crise humanitaire » que l’Europe et l’Afrique connaissent en ce moment.  

Comme je suis allée au Cameroun avant tous ces événements, aujourd’hui avec le recul et surtout mon expérience on appréhende ces événements d’une manière totalement différente. C’est un sujet en réalité assez gênant car je comprends ces personnes qui ont envie de partir. Ils veulent un avenir meilleur et l’Europe apparait comme le continent idéal.  Mais contrairement à la pensée populaire, beaucoup de jeunes qui veulent partir souhaitent ensuite retourner dans leur pays pour le reconstruire. Il y a un profond désir de rendre sa gloire passée au pays mais aussi à l’Afrique.

Pour moi il n’y a pas réellement de crise migratoire. C’est le monde d’aujourd’hui et à vrai dire c’est assez naturel à l’homme.  Ce qui est étrange en revanche, c’est qu’un français qui va en Afrique est considéré comme un « expatrié » alors qu’un africain qui vient en France sera considéré comme un « migrant ». À ce propos, j’ai vécu deux expériences assez marquantes. Nous étions au marché et un homme nous a dit « qu’est ce que vous faites là ? Rentrez chez vous ». Dans l’autre situation, nous avons subi un contrôle routier et deux bénévoles n’avaient pas leur passeport. Sur le chemin vers le commissariat nous avons reçu des moqueries. C’était une situation assez humiliante. Par chance une de nos relations sur place nous est venue en aide. 

Ce genre de situation pousse à s’interroger. Notamment sur la vision que nous avons des africains. Justement, lorsque nous y étions, il y avait la visite de François Hollande. J’ai ressenti une certaine gène car des affiches avaient été collées partout dans la capitale. On avait l’impression de recevoir le roi. Alors qu’en réalité, la population ne se préoccupait pas de cet événement. On sentait une volonté politique d’imposer l’image du président français. En discutant avec certains habitants, j’ai pu constater qu’il y avait une grande méfiance à l’égard des puissances occidentales. 

« L’étranger certes te fait peur, mais au final quand tu l’écoutes tu te rends compte qu’il veut exactement la même chose que toi »

Cette expérience a-t-elle influencée tes choix d’orientation?

Oui, totalement. Cette expérience a confirmé ma volonté de travailler dans les droits de l’Homme au sein d’une institution internationale. Cela a également renforcé ma passion pour l’Afrique. D’autant plus que c’était vraiment dans la continuité de mon domaine d’étude et surtout du stage que  j’effectuerai plus tard en M2. 

Justement où as-tu effectué ton stage de Master II?

Lors de mon  M2 j’ai eu un cours sur le système des droits de l’Homme en Afrique. Ce cours était dispensé par le Docteur en droit Ghislain Patrick Lessene originaire de Centre-Afrique et qui vit en Suisse. Il a créé son ONG, le Centre d’Études Juridiques Africaines (CEJA) il y a 3 ans. Ce centre œuvre à la promotion de l’Etat de droit en Afrique. Pendant son cours, il nous a expliqué le système des droits de l’Homme en Afrique ainsi que leurs définitions et l’existence de ce système avant et après la colonisation. Très intéressée je lui ai fait part de mon souhait d’effectuer un stage au sein de son ONG. Il a accepté. Le stage se déroulait à Genève. 

Ce qui m’a plu dans son projet était que son objectif n’est pas d’exporter le modèle occidental de la démocratie mais de donner des outils aux populations des différents pays africains pour qu’ils puissent développer leur arsenal juridique de manière saine et pérenne. Son action implique plusieurs acteurs comme notamment l’Université de médecine légale de Genève au sein de laquelle il dispense des cours de droit et de médecine. Il a d’ailleurs été accompagné d’un médecin légiste lors d’un voyage au Bénin et au Gabon dans le but de former des médecins. Et en Centre-Afrique il donne des cours de droit accessibles aux étudiants comme aux professionnels du droit en faisant état de ce qui existe ou non en Afrique en matière des Droits de l’Homme. Le cours dresse un bilan de toutes les organisations de l’Union Africaine (Commission de l’Union Africaine par exemple) et les conventions sur le droit qui existe en Afrique. 

Grace à ce stage j’ai pu participer à la 35ème session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. J’ai entendu débattre des ambassadeurs de nombreux pays dont notamment les pays africains. Ma mission était de rédiger ensuite un article faisant ressortir la position des ambassadeurs africains. Leurs convergences comme leurs divergences. 

Ce que je trouve intéressant dans l’approche du Docteur Ghislain est le fait qu’il propose des solutions concrètes. Bien sur cela  nécessite un important travail et beaucoup d’investissement. Mais, je pense sincèrement qu’il est sur la bonne voie. 

 

Comment s’est déroulé l’Après stage?

L’après stage a été un peu moins euphorique. Je souhaitais continuer ce que j’avais commencé au CEJA. Mais la réalité du terrain est autre car sans expérience il est difficile de se trouver une place intéressante. Par chance une amie de mon M2 qui avait trouvé un poste d’intervenante sociale dans un centre d’hébergement d’urgence – qui accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés –  m’a conseillé de postuler. Ce que j’ai fais et j’ai été prise. J’ai donc travaillé pendant 6 mois à Aubervilliers avec des demandeurs d’asile. 

Là encore il y a eu un avant et un après. J’ai vécu une nouvelle expérience incroyable. J’avais l’impression de voyager tous les jours. Tantôt en Afghanistan, tantôt au Soudan, en Erythrée… Ces personnes m’ont appris tellement de choses sur leur pays et leur culture. Alors qu’en principe c’était à moi de leur venir en aide. Leur récit m’a permis de comprendre la situation politique et de mieux positionner géographiquement certains pays. 

Cette expérience m’a vraiment marqué parque qu’au fil des mois je me suis rendue compte que l’étranger certes te fait peur, mais au final quand tu l’écoutes tu te rends compte qu’il veut exactement la même chose que toi. Seulement, sa vie est si différente de la tienne qu’il n’a pas forcément la même vision que toi. Mais finalement, tu tombes quasiment systématiquement d’accord avec lui et lui avec toi.

Et maintenant que fais-tu?  

Je travaille depuis 3 mois au sein de la structure France terre d’asile. J’y ai retrouvé les valeurs humaines que je recherche et avec lesquelles je me sens en accord. C’est incroyable car même si je voulais faire du droit humanitaire je n’avais aucune idée des débouchés. Je pensais de manière erronée que le droit humanitaire s’arrêtait aux ONG. En tentant des expériences j’ai découvert d’autres structures. 

J’avoue, au départ qu’en entendant l’intitulé de mon poste « intervenante sociale » ça ne me vendait pas vraiment du rêve. Quand on sort des bancs de la fac, par arrogance on se dit prêt à occuper des postes importants. Mais, il faut expérimenter un maximum le terrain. C’est important car l’humain est très présent et il faut se tester.

Je suis contente d’avoir eu toutes ces expériences car cela m’a permis de me rendre compte de certaines choses concernant le traitement des réfugiés. Il y a un certain nombre de critères objectifs  à remplir pour pouvoir obtenir le statut de réfugié. Deux personnes qui ont la même histoire avec les mêmes preuves n’auront pas forcément la même décision. La provenance sociales influe beaucoup. Les personnes aisées et intellectuelles obtiendront plus facilement l’asile. Et surtout en fonction de la politique française, les lois seront plutôt favorables ou défavorables à l’accueil. (En un an je suis rendue compte à quel point les droits des réfugiés avaient régressés). 

Encouragerais-tu d’autres personnes? Est-ce que tu aurais des conseils à donner à une personnes qui hésite à se lancer dans un tel projet?  

Oui absolument ! Si plus de personnes s’engageaient dans le domaine humanitaire, le monde tournerait plus rond ! Je pense aussi que si les personnes qui y travaillent étaient mieux payées il y aurait plus de personnes impliquées. Ce domaine est une vocation. Tu choisis de travailler dans les Droits de l’Homme car tu as vraiment envie de te battre pour une cause qui te semble être noble. Alors que dans d’autre domaines c’est l’argent qui sera la première motivation. 

J’aime beaucoup mon travail d’intervenante sociale mais honnêtement je ne pourrais pas faire ça toute ma vie. C’est assez frustrant de ne gagner qu’un peu plus du SMIC après autant d’années d’études. Sans parler du fait que tu t’investis beaucoup personnellement. La mauvaise nouvelle d’un réfugié te concerne aussi. C’est à la fois son échec et le tien. Tu as cette impression d’être un peu responsable de sa vie. Avec le temps j’ai réussi à mettre de la distance. Mais on ne sort pas indemne. Ils vivent des choses vraiment difficiles psychologiquement. 

Et la suite, Barreau ou pas Barreau? 

Après mon M2 je ne voulais pas passer le barreau tout de suite, j’en avais un peu assez des études. Mais après toutes ces expériences je me suis beaucoup posée la question de le passer ou non. Plusieurs avocats que j’ai rencontrés m’ont déconseillé de le passer. Selon eux tu donnes beaucoup de ta personne et à coté comme c’est un domaine très lié au monde politique tu auras toujours l’impression de nager à contre courant et donc de te battre pour rien. 

Cela a mis en doute mon envie de le passer. Même si et je le ressens en travaillant, mes études de droit m’apportent beaucoup. Et notamment lorsque j’accompagne les demandeurs d’asile à la préfecture par exemple, je suis très attentive au respect de la procédure. 

Mon maitre de stage m’a conseillé de son coté de le passer car c’est toujours un plus. Surtout si j’ai pour ambition de travailler dans une organisation internationale.

Questions pratiques : 

  • Financement : Les bénévoles ont seulement payé leur billet d’avion. L’association Children connection s’est chargée du reste, hébergement et repas. Nous avons beaucoup été aidés par les dons fait par des particuliers ou des sociétés et la région Ile de France. 
  • Conditions pour intégrer l’association : Il fallait s’investir avant et après projet et pas seulement pour le voyage au Cameroun. 
  • Après projet ? Nous avons pris des novelles grâce à deux bénévoles camerounais. Nous avons aussi dû rendre des comptes et nous avons organisé une expo photo.
  • Envie de créer ta propre association ? Pas pour le moment car il y a de nombreuses associations qui existent et qui on besoin d’aide. Je souhaite m’investir dans le CEJA. Mais si je ne trouve plus ma place peut être que je créerais quelque chose. 

Propos recueillis par M. V.

Ma Vie Après la Fac

Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours? 

Bien sûr ! Je m’appelle Anita, chargée de contenu & de communauté à temps plein pour un journal spécialisé et youtubeuse quand je trouve le temps. 

Concernant mon parcours, j’ai une licence en communication & médiations numériques de l’Université de Bourgogne. En entrant à la fac je voulais devenir community manager. Il faut savoir qu’à la base je tenais un blog sur la mode et c’est comme ça que j’ai découvert ma passion pour la création de contenu. Plutôt que de demander à un conseiller d’orientation ce que je pouvais faire de ma vie, j’ai décidé de chercher sur internet toutes les formations en lien avec le numérique et c’est comme ça que j’ai trouvé ma licence. J’ai contacté des étudiants de la licence lorsque j’étais au lycée et ils m’ont donné envie de rejoindre l’Université de Bourgogne. 

Mon parcours était déjà tracé dans ma tête, ce qui m’a beaucoup aidé lorsque je perdais confiance en moi.

Trouver un emploi a-t-il été facile? Comment as-tu fais? 

Trouver un travail est extrêmement facile. En revanche, trouver un emploi qui donne envie de se lever tous les matins avec le sourire, c’est une autre histoire. 

Étant passionnée de mode, j’ai trouvé mon premier emploi de conseillère mode en allant directement dans le magasin et en demandant s’ils embauchaient. Trois heures après, j’ai appris que j’avais obtenu le poste. Lorsque j’ai terminé mes études je savais dans quels secteurs je voulais travailler : la mode, les énergies renouvelables ou le luxe. Un soir, à 23h, j’ai vu un poste de chargée de communication polyvalente pour une branche du groupe Huawei. J’ai postulé en me disant que je n’avais rien à perdre. Au pire, j’avais une réponse négative, au mieux j’étais embauchée dans la 3e entreprise de technologie au monde. 6 heures de route, 200€ en moins et 48 heures plus tard j’obtenais le poste.

Tous les postes que j’ai pu obtenir sont basés sur l’audace et la passion. Lorsque tu sais ce que tu veux dans la vie, tu finis toujours par l’obtenir peu importe le temps qu’il faut. Je considère que la vie est un cadeau en soit. Chaque jour nous avons 24 heures pour faire quelque chose de ce cadeau, et j’aime l’utiliser pour avancer à petits pas et devenir une meilleure personne.

Comment as-tu organisé ta nouvelle vie? 

Ma vie actuelle est un peu comme le début d’un nouveau livre que tu viens d’acheter. Tu savoures chaque chapitre avec passion mais tu as envie de regarder ce qui se passe dans les chapitres suivants parce que tu veux aller plus vite. 

J’essaye d’apprécier chaque journée, chaque heure, chaque minute qui passe parce que je suis enfin là où j’ai toujours voulu être. Avoir un emploi stable, mon permis, être en bonne santé et avoir un entourage hyper positif. Mais en même temps, je ne sais pas si ce que je fais est juste. Quand tu es à la fac et que tu réponds mal à une question, tu n’as pas de points, si tu réponds bien, tu en as. Mais là tu n’as rien pour juger tes actions.

J’essaye tout de même de me fixer un emploi du temps quotidien (que je change tous les 3 mois) afin de continuer à acquérir des connaissances et à m’améliorer en tant que personne. Que ce soit en faisant du sport 3 fois par semaine, en lisant un livre tous les soirs ou en écoutant des podcasts. 

Dans une de tes vidéos youtube tu expliques qu’avant même d’avoir fini tes études tu avais déjà commencé à chercher du travail. Cette méthode a-t-elle payé?

Absolument ! Si je n’avais pas commencé à chercher du travail ni à étudier le marché du travail dès la classe de première au lycée, je ne sais pas si j’aurais eu un travail aussi facilement. 

Quand tu as une famille aussi motivante, positive et ambitieuse que la mienne, tu es poussé vers le succès dès le plus jeune âge. Lorsque j’ai annoncé à mes parents que je voulais travailler dans le numérique, mon père nous a immédiatement abonné aux magazines Le nouvel obs, Challenges et Sciences & avenir. Parce qu’il voulait que je me tienne au courant des nouveautés du secteurs, des meilleures écoles et des articles qui pouvaient m’aider. Ma mère de son côté passait son temps à me motiver. En me racontant des histoires de personnes qui ont réussis ou en me mettant en contact avec des personnes de ma famille qui pouvaient m’aider à avancer.

Ce qui fait que lorsque je suis sortie de l’université à 20 ans, je n’avais aucun doute sur le fait que j’allais trouver un travail. Peu importe le temps que ça allait me prendre.

« Tous les postes que j’ai pu obtenir sont basés sur l’audace et la passion ».

Tu as adopté un style de vie minimaliste. En quoi ce nouveau mode de vie t’as aidé? 

Il faut savoir que je suis devenue minimaliste suite à une rupture amoureuse. Roh, le cliché… Mais c’est vrai. Je suis sortie d’une relation remplie de doutes sur ma personne. Un peu comme lorsque tu chantes une chanson sans connaître les paroles et tu découvres ensuite que tu chantais n’importe quoi depuis 2 mois. Haha Je ne voulais plus vivre comme je le faisais parce que ça m’a fait perdre une personne qui m’était chère. Donc, après avoir pleuré en écoutant du Selena Gomez pendant deux semaines et avoir perdu 5kg tu te dit qu’il faut faire quelque chose. J’ai allumé mon pc, ouvert Bloglovin et j’ai commencé à lire des articles sur le minimalisme. 

Deux ans de minimalisme m’ont aidé à me recentrer sur ce qui avait de l’importance à mes yeux : ma famille, mes amis, l’écologie, mon travail, mes passions.  Aujourd’hui je me réveille chaque jour en étant excitée de ce qui m’attend. Je suis entourée de personnes que j’aime et je fais un travail que j’adore ! Sans cette rupture je ne serai probablement jamais devenue la personne que je suis maintenant. 

Sur youtube tu parles de youtubeurs américain que tu suivais. Peux-tu nous en citer deux et nous indiquer en quoi ils t-ont aidé dans ta vie d’étudiante? 

La première youtubeuse qui me vient en tête est Steph Mckean. C’est une youtubeuse américaine qui étudie l’art à New York. Je passe parfois des soirées entières à re-regarder toutes ses vidéos. Steph (genre, c’est une amie haha) m’a appris que tu peux vivre de ta passion si tu t’entraines quotidiennement pour devenir bon dans ce que tu aimes. C’est elle qui m’a motivée à publier des vlogs sur ma chaîne sans forcément avoir à faire semblant d’avoir des journées chargées.

La seconde youtubeuse que j’aime regarder c’est Sedona Christina. Une youtubeuse canadienne qui vit aux US. Elle m’a appris à créer du contenu même si tu n’as pas un travail fixe et que tu ne sais pas où tu vas dans la vie. Elle crée pour le plaisir de créer et c’est un peu comme ça que j‘aborde ma chaîne. Lorsque je venais juste d’avoir mon diplôme je passais mon temps à créer des vidéos. Pareil lorsque j’étais en fin de contrat avec Huawei, je créais des vidéos 1 jour sur 2. 

En ce moment, nombreux sont les youtubeurs qui parlent d’argent. Est-ce un sujet tabou pour toi?  Comment gères-tu tes finances? Et combien gagnes-tu? Surtout lorsqu’on entre dans le monde du travail. 

Mon salaire en entrée sur le marché du travail en tant que chargée de communication était de 2000€ bruts par mois. Bien sûr, il ne sera pas le même qu’un autre chargé de communication mais ça te donne une idée des revenus dans la comm’. 

Concernant mes dépenses j’ai appris récemment à mieux les gérer parce que j’avais tendance à beaucoup économiser et à me restreindre sur ce qui était nécessaire. Ce qui était complètement stupide ! Maintenant, je prévois mes dépenses un mois à l‘avance et je regarde mon compte en banque tous les jours pour suivre mes dépenses. 

L’argent n’est pas un sujet tabou à mes yeux et je préfère en parler ouvertement pour aider les autres ou être aidée. Je parle rarement d’argent sur Youtube, parce que j’estime que je ne suis pas à un niveau suffisamment bon par apporter des conseils à qui que ce soit à ce sujet. À moins que cela ne concerne les dépenses en tant qu’étudiant. Autrement, je préfère ne pas aborder des sujets que je maîtrise pas. 

Comment envisages-tu l’évolution de ta chaîne youtube? 

J’ai créé cette chaîne dans l’idée de partager mon expérience en tant qu’étudiante. Je me suis toujours dis que si j‘arrivais à aider une personne, j’aurais réussi. Aujourd’hui je reçois des messages de personnes qui me demandent de l’aide et ça me fait énormément plaisir. Le fait de savoir qu’une personne a pris le temps de m’écrire pour me poser une question me choque toujours. 

Pour le moment je souhaite créer du contenu que je ne trouve pas suffisamment ou pas comme je le souhaite auprès de la communauté Youtube française. J’ai préparé un planning éditorial qui va jusque 2020 alors préparez-vous à avoir plus de vidéos haha 

Quels conseils donnerais-tu à de futures étudiants sur la gestion de leur vie d’étudiant avant et après la Fac? 

Mon conseil principal aux futurs étudiants sur la gestion de leur vie avant la fac est : préparez-vous suffisamment pour ne pas avoir à regretter de vous y être pris au dernier moment. Ce conseil s’applique à tout. Votre entrée dans un appartement, les partiels, peu importe. Rien ne vaut une bonne préparation.

Et pour la vie après la fac : restez positifs en permanence. Oui, c’est plus facile à dire qu’à faire mais le cerveau se contrôle. Si vous partez battu d’avance vous ne serez pas surpris de perdre. Alors que si vous gardez en tête l’idée que vous allez réussir (peu importe ce que vous entreprenez) vous allez arriver là où vous le souhaitez sans même vous en rendre compte.

Propos recueillis pas M. V.