Fashion-Tech Expo : Rencontre Avec Lancine Koulibaly Co-Fondateur De La Marque De Chaussures UMOJA

« Nous voulons à travers Umòja, valoriser et protéger le patrimoine textile et pictural traditionnel africain en voie de disparition ».

Pouvez-vous nous présenter votre projet?  

Nous travaillons aujourd’hui avec Cinq coopératives d’artisans. Nous sommes basés dans cinq pays différents en Afrique, Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, l’Ouganda et le Burkina. Ce sont des entrepreneurs sociaux, qui oeuvrent pour le développement et la reconnaissance de ce savoir faire. Les techniques de création, les tissus sont différents en fonction des pays.

Au Sénégal, le Manjak est une technique de tissage classée comme patrimoine immatériel de l’UNESCO. C’est un tissage qui nécessite deux à trois artisans par métier à tisser.

Au Mali, le bogolan, est une peinture traditionnelle à base d’écorces de plantes et de boue. Le nom signifie « boue ». C’est précisément l’ethnie des Bambaras qui l’utilise et le porte.

Certaines coopérative on pour objet l’insertion des femmes ayant subit des violences et d’autres simplement d’entretenir la mémoire culturelle.

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Où êtes-vous Basé? 

Notre bureau est basé en Bretagne. Nous nous sommes lancés dans cette aventure en décembre 2017. Mais, c’est en mai 2017 lors d’un voyage que nous avons fait la découverte de ces savoirs faire. Au retour en France, nous avons réfléchi à la manière de les promouvoir au mieux.

En décembre 2017 nous nous sommes rendu à nouveau en Afrique pour aller à la rencontre des coopératives. Nous avons fait le tour de l’Afrique de l’Est jusqu’à l’Ouest. Nous avons étudiés leurs besoins, leur fonctionnement et avons réfléchi ensemble à la meilleure manière de leur apporter notre aide.

Ce qui nous anime le plus c’est vraiment de travailler avec touts ces artisans. On admire leur force, leur courage et leur combat pour que ces savoirs faire ne soient pas oubliés.

Comment et où acheter vos créations? 

Au départ, nous sommes passés par Ulule, ce qui nous a permis à la fois de gagner de l’argent et de faire connaitre projet. On a réussi à être financé à 150% sur Ulule. Certaines personnes ont aussi pré-commandés directement. Aujourd’hui, nous avons notre propre site internet umoja-shoes.

Ce sont des modèles uniques. Mais on navigue principalement sur quatre modèles mixtes.

Aucun de nous n’a une formation en mode ou en chaussure. Cela nous permet d’avoir un regard un peu différent. Nous dessinons tout nous même. Notre particularité est que nous n’utilisons pas de cuir mais du liège venant d’Ouganda et qui est également classe patrimoine immatériel de l’UNESCO.

 

 

Instagram : umoja_shoes

Facebook : UmojaShoes

LinkedIn : umòja

Propos recueillis  par M.V.

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« Créer EZINRIS Découle D’une Envie d’Embellir, Conseiller Et Aider Les Femmes Au Quotidien ».

Ton parcours et présentation de ton entreprise? 

Après ma troisième je ne savais pas vraiment quoi faire. Mes parents m’ont convaincu d’aller en lycée général et d’intégrer une classe scientifique. Mais, je me suis vite rendu compte que ce n’était pas du tout fait pour moi, j’avais plutôt un profil artistique. Peu à peu je n’étais plus stimulée par mes études. Je me souviens avoir séché la moitié des cours de l’année. À la fin de mon année de seconde, la conseillère d‘orientation m’a conseillé d’aller vers un BEP. Cette idée ne me plaisait pas alors c’est à cet instant que j’ai décidé que mon avenir m’appartenait et moi seule devrais dorénavant choisir, ce que je dois faire de ma vie. 

Je suis revenue à mes premiers amours. J’avais toujours aimé dessiner. Les cours d’art plastique étaient les seuls que je ne ratais pas. Je me suis orienté vers une école de mode. 

On y apprenait à créer le vêtement de A à Z, à la main. Il n’y avait pas le côté business, stratégie du secteur. Cette formation nous destinait à être des petites mains dans les ateliers de coutures. Ce que je ne voulais pas devenir. J’ai aimé apprendre ce savoir faire, mais en faire mon métier était une autre affaire. 

Par la suite, j’ai intégré un BAC technologique STI. Après mon BAC je suis allée à la fac : Et là, catastrophe ! Je ne me  suis pas sentie à ma place. Pour ne pas perdre de temps je me suis mise à travailler. C’est à cette période que j’ai eu un sursaut. Je me suis dis « si tu entres dans le monde du travail totalement, il te sera très difficile de retourner faire des études donc ne te perds pas ». Je me suis inscrite dans une école pour passer un BTS communication que je n’ai pas validé. Entre temps j’avais un projet de voyage à New York et malgré cet échec j’ai quand même décidé d’y aller. Je précise que mon BTS je l’ai eu à la troisième tentative. 

Là, a été ma première grande leçon de vie. Il était hors de question que j’annule un projet qui m’avait pris un an de préparation juste parce que je n’avais pas eu mon BTS. Cela aurait été pour moi un double échec. Donc, en partant à NY j’ai emporté avec moi tous mes cours pour réviser là-bas. Lorsque je suis rentrée de NY après un an, je me suis présentée en candidate libre pour passer les matières qu’il me manquait. L’année de mon troisième passage je souhaitais intégrer une école au sein de laquelle on acceptait ma candidature à l’examen sous réserve de l’obtention de mon BTS. Donc, pendant que je passais mon Bachelor en alternance, je n’avais même pas encore mon BTS. Imaginez le nombre de matière que j’avais! Avec beaucoup de motivation, l’année ou j’ai bouclé mon Bachelor j’ai aussi obtenu mon BTS. 

J’ai pour principe de vie de ne jamais me laisser dépasser par les événements. La persévérance et le travail paient toujours. 

La leçon était : « perdre une bataille, ok – mais pas la guerre ». Une fois mon Bachelor en alternance terminée, j’ai pris le temps de souffler.

Il est vrai que très souvent dans la rue on m’arrêtait pour me demander où je me coiffais.

Mes proches étaient de plus en plus derrière moi et avait plus confiance en moi que moi même sur cette idée de business. J’ai commencé à me pencher dessus. Quelques mois après, je prenais mon premier vol pour l’Asie. Je fonctionne au feeling donc si je n’avais rien trouvé de concret je n’aurais rien démarré en rentrant. 

A mon retour, les choses étaient plus claires dans ma tête. C’est véritablement là que le processus de création de ma marque à commencé.

Comme vous pouvez le voir, je n’ai pas un parcours lisse. Seulement, j’ai toujours su que je serai mon propre patron. Le CDI sécurité ne m’a jamais tenté. J’ai aussi eu la chance d’être bien entourée. 

La création de ton entreprise découle t-elle principalement d’une passion? 

“ La coiffure m’est un peu tombée dessus” . J’ai toujours coiffé dans un cadre personnel donc proposé ce service à d’autres personnes était un vrai challenge. Honnêtement, je vous mentirai si je disais que j’ai toujours voulu être coiffeuse. J’aimais beaucoup ça mais je ne m’étais jamais projeté plus loin. Disons que ça m’est un peu tomber dessus. D’autant plus qu’à l’époque (il y a 10 ans) personne ne portait de Lacewigs.

Je suis arrivée au bon moment. Il y a cinq ans les femmes n’étaient pas prêtes à porter des perruques. Et même aujourd’hui beaucoup hésitent. Finalement, je suis entrée dans le jeu et vous connaissez la suite. Je dirais donc que la passion est arrivée après, ce n’est pas qu’une question d’ « aimer coiffer » mais plutôt d’embellir, de conseiller  et d’aider des femmes au quotidien.

D’ou vient le nom?

Ma meilleure amie et moi, faisions des études dans la mode. Nous rêvions d’avoir notre marque. Il fallait donc qu’on trouve un nom. Tous les soirs nous nous posions pour réfléchir et un soir EZINRIS est née (ça fait 13 ans). C’est la contraction d’Eléa et Rose. Le N au milieu représente AND. Puis, nous avons grandi. Elle a commencé son business un an avant le mien, et avait trouvé son nom de marque. Pour ma part je coinçais sur le nom à donner et un soir EZINRIS m’est revenu. Je ne voulais pas qu’il ait une connotation en rapport avec le monde des extensions. Donc c’était parfait.

Quel statut as-tu choisi pour débuter?

La SASU c’est un statut ou tu es gérant et tu peux être salarié de ton entreprise. 

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Comment as-tu financé la création de ta société ?As-tu fais entrer des investisseurs dans ton capital?

Pour commencer à coiffer tu n’as pas besoin d’argent puisque c’est un Service. Quand j’ai commencé j’étais encore chez mes parents. Donc, je n’avais pas de charges importantes.  Ainsi, l’argent que je gagnais je le mettais de côté. Lorsque j’ai enfin crée ma SASU j’ai déposé le tout comme capital. Ce capital m’a ensuite permis d’acheter mes marchandises. Je détiens ma société à 100%. Il faut aussi savoir que j’économisais depuis mes 19 ans. Je suis assez attentive à ma façon de dépenser mon argent. Ayant un père dans l’audit ça aide.

Un petit conseil : si dans votre vie, vous êtes à une période où vous n’avez pas de projet, travaillez et mettez tout cet argent de côté. Il vous servira toujours tôt ou tard. 

Peux-tu me parler des obstacles que tu as rencontré? 

J’ai beaucoup de chance d’avoir un père qui est dans les affaires. Il m’a été d’une aide inestimable. Un vrai guide dans la « tempête » administrative. Il m’a fait une liste de tâches à accomplir. Ainsi, je savais par où commencer et comment faire. Il me conseille énormément. 

Parles nous du recrutement de ton équipe.

Pendant 2 ans je gérais tout toute seule. Cela peut paraître surhumain mais avec beaucoup d’organisation on y arrive. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, c’est juste top ! Ça me laisse le temps de me concentrer et d’avancer sur d’autres projets.

Une journée type ?

J’entretien mes RS, je réponds aux mails, je fais la prise de RDV et je réponds au tel, dans la matinée. L’après-midi c’est l’heure des RDV au Beauty Studio. Le soir j’organise ma journée du lendemain. Sachant par ailleurs, que je confectionne et colore les perruques moi-même. 

Quelles sont les règles qui ont fonctionné pour toi dans la création de ta société? Est-ce que tu t’imposes un rythme? 

Je ne remets jamais les choses au lendemain. Certainement une forte Volonté de bien faire.

Respect – Humilité – Authenticité. Pour moi ce ne sont pas des règles mais du savoir vivre et du savoir être. Ce sont des bases importantes. Avoir du respect pour soi-même et pour les autres. Être professionnel, avoir de la considération, être de bonne foi et avoir une réelle volonté de bien faire les choses. 

Fais-tu face à beaucoup de concurrence ? Quelle stratégie as-tu adopté ?

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Je pense premièrement qu’il y a cette impression de concurrence à cause des réseaux sociaux. Ou alors c’est peut être mon état d’esprit qui me fait interpréter les choses autrement. Quand j’ai commencé je ne me suis pas préoccupée de qui était là ou pas. Je pars du principe que je suis unique. Je vois des enseignes de vêtements naîtrent tous les jours. Est-ce que cela les empêche de nouvelles marques de s’implanter ? Non. Chanel est la depuis plus de cent ans et d’autres marques depuis beaucoup moins de temps. Ils cohabitent et ils s’en sortent.

Mes études de communication mon quand même appris à prêter attention aux personnes présentes sur le marché globalement. Mais ce qu’ils font m’importe peu. Je suis déjà hyper exigeante envers moi même. Rien qu’à l’idée de me dire : « fait mieux que ce que tu as fait l’année dernière » ! C’est déjà énorme.

Mon site en ligne en est l’exemple. En novembre 2017 c’était le lancement, un an plus tard… il est complètement différent.

À titre personnel quels sont les personnes qui t’ont inspiré ? 

Tout d’abord mes parents. Mon père travail à son compte. C’est  un luxe d’avoir un entrepreneur aussi proche de soi. Lorsque l’on a des parents qui entreprennent tout devient plus simple mais surtout rien ne paraît impossible. L’impossible n’existe pas. Les choses arrivent assez spontanément. 

Je dirais qu’en fait tout le monde m’inspire. Une simple promenade dans Paris, une personne ambitieuse. Pour moi dès lors que tu ne subis pas ta vie et que tu l’as prend en main : tu deviens une personne inspirante !

« Respect – Humilité – Authenticité. Pour moi ce ne sont pas des règles mais du savoir vivre et du savoir être. Ce sont des bases importantes. Avoir du respect pour soi-même et pour les autres« .

Quelques conseils que tu donnerais. 

Se connaître soi-même :  C’est un constat que j’ai fais. Beaucoup de personnes ne savent pas qui elles sont réellement. Ils se voient à travers les autres mais eux-même ne savent pas ce qu’ils valent ; Connaître son potentiel, ses points forts et points faibles. Faire une introspection. 

Envisager un emprunt le plus tard possible :  Il vous faudra de l’Argent. Essayez le moins possible de compter sur les banques. Travaillez, économisez et profitez en pour améliorer votre projet tous les jours. Sachez qu’on peut commencer à lancer son business sans trop de moyens. Ne pas hésiter à se lancer avec peu et au fur et à mesure à réinvestir dans son entreprise. 

Se renouveler chaque jour :  Constamment évoluer et se remettre en question. EZINRIS des débuts n’est pas du tout EZINRIS d’aujourd’hui. Mon projet ne cesse de grandir. 

L’Humilité : avoir de la considération pour son prochain. Pour moi la richesse c’est donner de la valeur aux autres. Si tu as compris ça l’argent viendra seul. 

Confiez vos projets à Dieu, faite lui confiance.

 

Site : EZINRIS

Instagram : @ezinris

Youtube : EZINRIS YTB

Propos recueillis par M.V.

Comment J’ai Créé Deux Entreprises Avant Mes 20 ans

La première chose qui étonne chez toi c’est ton âge. Raconte nous pourquoi et comment tu en es arrivée à vouloir te lancer dans l’entrepreneuriat. 

Et oui, je suis assez jeune et pourtant j’ai déjà crée ma propre entreprise, ça surprend souvent. En fait, après 3 ans en lycée professionnel de vente, j’ai eu plusieurs problèmes de santé. À cause de cela, j’ai dû arrêter mes études. Ces problèmes de santé ne me permettant pas de continuer même à domicile, j’ai donc préféré passer à autre chose.

Pendant un an je n’ai pas fait grand chose à part me soigner et aider mon père dans son business (il est styliste). Puis peu à peu j’ai commencé à réfléchir à mon avenir. Et c’est suite à un voyage à Londres que, l’idée d’importer des produits british en France et les commercialiser en ligne, pour les faire découvrir aux français et pour que les expats puissent également retrouver des produits de chez eux.

Comment tes proches ont réagi face à ton envie de créer ton entreprise?

En général, les gens autour de moi étaient très réticent à cette idée. Selon eux, j’aurai dû poursuivre mes études après ma guérison. Ils pensaient tous que j’allais échouer. Pire, certains me disaient même que je n’en étais pas capable ! Mais voyant mon envie et ma détermination, ils ont fini par être compréhensif et même par me soutenir. Je pense que me voir travailler sur ce projet pendant un an, effectuer les démarches administratives seule et tout créer moi-même avec l’aide de mon compagnon, leur a montré que j’en étais capable.

« Il faut avoir de la patience car, le succès vient avec le temps ».

Parle nous de ta première société. Cette envie découle t-elle d’une passion? 

Ma société, qui n’est plus la mienne aujourd’hui, car je l’ai revendu pour me consacrer à de nouveaux projets. C’était une boutique en ligne vendant des produits alimentaires britanniques. J’ai toujours été passionnée par le Royaume-Uni. Puis j’apprécie beaucoup les produits alimentaires qu’ils vendent, au point que cela me manque lorsque je rentre en France. C’est pour cette raison que j’ai voulu créer ma boutique.

As-tu reçu de l’aide?

J’ai reçu de l’aide de mon compagnon. Il m’a beaucoup aidé en général. Il m’a accompagné notamment lors des rendez-vous professionnels. Ça aide quand on est aussi anxieuse que moi face aux inconnus. Il a également construit lui-même mon site internet.

Pourquoi as-tu décidé de vendre ta première entreprise? 

J’ai pris la décision de vendre au moment où j’ai pris conscience que je souhaitais déménager à Londres. Mon entreprise ne me rapportait pas assez pour que je puisse payer des employés. Du coup, ne préférant pas dire non à mes rêves, j’ai tourné la page. Gérer un commerce, même, en ligne est difficile. De plus, le business a mis du temps à démarrer.  Et entre temps, j’avais dépensé pour au final sans réels résultats. Il faut avoir de la patience car, le succès vient avec le temps. Mais à cette époque, c’était une qualité qui me faisait défaut.

Parle nous de ton nouveau projet d’entreprise. 

 Mon nouveau projet, qui d’ailleurs n’est plus un projet, car je viens tout juste de commencer, c’est de devenir freelance dans le développement web et intégration de site web. J’ai acquis des compétences en travaillant sur le site de la boutique et avec mon compagnon qui est déjà dans ce domain, j’ai pu en apprendre plus. En parallèle, je suis blogueuse Beauté, Voyages et Lifestyle, joyfuldreams.

Quel statut as-tu choisi? 

Pour ma boutique en ligne j’ai choisi le statut de micro entreprise.

Comment as-tu financé ta première entreprise et la deuxième? 

Pour la première, j’ai fait un emprunt à la banque. Revendre mon entreprise m’a aussi permis de rembourser la fin du premier prêt. Concernant la nouvelle, il me reste l’argent de la vente de ma boutique, que je laisse par sûreté. Par chance, ce nouveau projet ne demande pas vraiment d’argent.

As-tu rencontré beaucoup d’obstacles? 

Les premiers obstacles, sont survenu avec mes proches. À force de me dire « tu ne vas pas réussir », « ça ne marchera jamais », « change de métier », ils m’ont entouré d’ondes négatives. Cela a énormément joué sur mon moral. Parfois j’avais l’impression de faire des efforts pour rien. Ils m’ont fortement influencé au départ.

« L’état d’esprit qu’on adopte lorsqu’on décide d’entreprendre est la clé. Sans cela, ne commencez même pas ». 

Travailles-tu en équipe?  

Je travaillais toute seule sur ma boutique. Par chance, mon compagnon m’a très souvent apporté son aide.

Quelles sont les règles qui ont fonctionnes pour toi dans la création de tes deux entreprises?

Dans l’entrepreneuriat, il faut savoir être fort et croire fort en ses projets. J’ai appris que c’était comme ça qu’on pouvait réussir à faire de grandes choses. Par ailleurs, il ne faut surtout pas se laisser influencer par les autres et éviter de fréquenter des personnes négatives. La persévérance paye, même si je ne l’ai pas été avec ma première entreprise.

 Fais-tu face à beaucoup de concurrence ? Quelle stratégie as-tu adopté afin de te différencier ?

J’ai eu de la chance de ne pas avoir beaucoup de concurrents dans ce domaine. Mais, il existait quand même deux-trois concurrent. J’ai  essayé de faire « mieux qu’eux » pour certains points. Par exemple, avec un site plus moderne, plus attrayant, des produits plus originaux, des prix au même montant voir moins cher, proposer des échantillons dans les commandes, être très présente sur les réseaux sociaux avec des post originaux.

Racontes nous une journée type.

Ma journée type lorsque j’avais ma boutique en ligne était réveil vers 9 heures, je prenais mon petit-déjeuner devant mon ordinateur pour voir les commandes à préparer. En même temps,  je répondais aux mails, gérais les réseaux sociaux et m’occupais de l’administration.  L’après-midi, je déposais mes colis chez le coursier. Le soir, je travaillais sur la stratégie pour améliorer le site et aussi mon blog personnel lorsque j’avais le temps.

Aujourd’hui, je m’occupe de mon blog, je gère mes réseaux sociaux le matin. En fin de matinée, je commence à travailler sur mon nouveau projet.

As-tu des modèles d’entrepreneur? 

Oh oui ! Si je suis comme ça aujourd’hui, c’est grâce aux nombreux livres de développement personnel que j’ai lu. Je pense notamment à Sophia Amoruso, avec #Girlboss qui est mon modèle numéro 1! Il y a également Jen Sincero, l’auteur de #You are a Badass ! Ces femmes-là m’ont beaucoup inspiré et m’aident à devenir une jeune femme entrepreneuse pleine d’ambition,  de détermination et de courage. Elles m’ont permis de comprendre que quoi qu’il arrive vous devez toujours croire en vos vous.

Cinq conseils que tu donnerais. 

Si pouvais donner 5 conseils à celles/ceux qui souhaitent devenir entrepreneur c’est : Bien réfléchir, Ne rien lâcher, Être armé de courage, Croire en soi et Etre Positif. L’état d’esprit qu’on adopte lorsqu’on décide d’entreprendre est la clé. Sans cela, ne commencez même pas.

Arrives-tu à vivre de ton activité? 

Justement, ma boutique en ligne ne me permettait pas d’avoir un salaire assez confortable pour vivre la tête tranquille. Une fois les dépenses faites,  le salaire que je devais me verser était très peu par rapport aux efforts fournis.

Maintenant, en étant freelance, je vois une réelle différence. C’est déjà plus motivant. Cette fois, je suis patiente, donc c’est l’avenir qui me dira si j’ai fait le bon choix.

Propos reccueillis par M.V.

 

 

Books #1

Voici, trois livres qui sont à lire par tous ceux qui veulent « améliorer » leur vie. Par améliorer sa vie nous n’entendons pas, devenir les Bill Gates de demain ou encore des Bernard Arnault. Mais par « améliorer sa vie » nous voulons dire qu’une voie excite pour trouver la paix intérieure et simplifier sa vie au maximum.

Dans les quatre livres que TheYBR a lu ce mois ci, on y traite essentiellement de développement personnel. Thème qui vous l’aurez remarqué est sur les lèvres de tous les entrepreneurs du moment.

Mais alors qu’est ce que le développement personnel?  C’est selon la définition courante  « un ensemble de courants de pensées et de méthodes destinées à l’amélioration de la connaissance de soi, la valorisation des talents et potentiels, l’amélioration de la qualité de vie, à la réalisation de ses aspirations et de ses rêves ». Voilà, qui est clair. Le développement personnel nous aide donc à améliorer notre moi intérieur mais également celui de l’extérieur grâce à la réalisation de nos rêves.

TheYBR a voulu en savoir un peu plus. Entre les supports vidéo, les podcasts et les livres, il existe une variété d’oeuvres traitant de la question.  Bien entendu ces livres n’ont d’importance que si les conseils dispensés trouvent application. Parmi toutes les lectures faite par la rédaction, quatre livres ont retenu notre attention.

D’abord,  MINIMALISM: LIVE A MEANINGFUL LIFE, livres des créateurs du site The Minimalists, Joshua Fields Millburn & Ryan Nicodemus. Les auteurs nous racontent comment ils ont découvert le minimalisme et les changements apportés par cette nouvelle manière de vivre. Ils y dressent une liste de chaque domaine de la vie et ce que vivre comme un minimaliste changera. Sachez que ce livre est gratuitement à votre disposition sur leur site qui par ailleurs est alimenté en centaine de podcasts.

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Ensuite, L’ESSENTIEL ET RIEN D’AUTRElivre du japonais Fumio Sasaki. Rien de fumeux la dedans mais un récit clair qui nous relate de façon très détaillé le changement de vie de l’auteur lorsqu’il a décidé de faire le vide -au sens propre comme au sens figuré- dans sa vie. Et photos à l’appuie. Ce livre est particulièrement intéressant car l’auteur va droit au but. Le récit est brut. Il y a un début, un milieux et une fin. On comprend la démarche et on adhère carrément. Cet ouvrage est pour ceux qui veulent un changement radical et qui n’ont pas peur de vivre sans micro-ondes. 

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Puis, vient le booster de Brendon Burchard, LE MANIFESTE DE LA MOTIVATION. Ce livre vous donne un vrai coup de fouet. Un peu comme un moteur super puissant. Après la lecture de ce livre on se sent comme pousser des ailes. Il n’y a plus de limites, plus de voie extérieure qui nous dit quoi faire. Mais seulement nous et nous même. Ce livre est fait particulièrement pour toutes les personnes qui n’arrivent pas à savoir « Pourquoi » elles se lèvent le matin.

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Enfin, vient le Graal. Le livre de Stephen Covey, PRIORITÉ AUX PRIORITÉS, n’est plus à présenter. Vous apprenez étape par étape à vous créer votre emploi du temps idéal en suivant votre « Boussole Intérieure ». Et ça marche! L’auteur vous donne ici des méthodes très efficaces pour vous aider à donner la priorité aux priorités afin de ne plus agir seulement dans l’urgence mais en dépensant son énergie dans les domaines vraiment important comme la famille et le travail.

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M.V

Pape San

Tu as commencé ta chaine youtube  le 25 février 2017. Expliques nous pourquoi?

J’ai publié ma première vidéo à cette date précise parce que cela coincidait avec mon arrivée en Corée du Sud, pour un échange universitaire de 4 mois. Si j’ai décidé de me « lancer sur YouTube », c’est avant tout pour la dimension de partage, et pour les liens qui pourraient se tisser entre la communauté et moi-même. Aussi, j’ai toujours aimé me filmer et envoyer des vidéos drôles à mes amis pour les faire marrer. 

Ce n’est plus un simple voyage scolaire, tu as dépassé cela. Avais-tu déjà voyagé aussi longtemps avant? 

J’ai déjà eu l’occasion de voyager à plusieurs reprises en Europe (Italie, Espagne, Royaume-Uni) ainsi qu’au Sénégal, pays dans lequel j’ai vécu pendant 4 ans durant mon adolescence. Mais ce voyage de presque 5 mois en Corée du Sud était le premier aussi long et surtout aussi loin de la France !

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Tu es suivi par plus de 20 000 personnes. T’attendais-tu à cela? 

Alors là… pas du tout ! 20 000 c’est peut-être peu pour certains, si on compare avec certains YouTubers, mais pour moi c’est tout simplement énorme ! Je pense que sur YouTube, à partir des 1000 abonnés c’est extrêmement difficile de se représenter les nombres et pour te dire la vérité, j’ai du mal à imaginer ce que représentent 20 000 personnes autour de moi.

A l’origine j’ai créé « Pape San » pour partager mon voyage avec ma famille, mes amis et à la limite quelques internautes passionnés par l’Asie et au final je pense que c’est allé un peu plus loin que ça .

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Pourquoi l’Asie et spécialement le Japon et la Corée du Sud? 

Depuis mes 10 ans environ je suis un grand fan du Japon (essentiellement grâce aux animes pour être honnête), j’ai toujours rêvé d’y aller ! La Corée du Sud, c’est un peu arrivé par hasard. Avant mon premier voyage au Pays du Matin Calme, je n’avais pas d’attirance particulière pour ce pays mais c’est en y mettant le pied que j’ai découvert un pays absolument magnifique, dont la beauté des paysages et le naturel des locaux m’ont tout de suite frappés. Si je devais qualifier mon amour pour ces deux pays, je dirais que j’aime le Japon un peu comme j’aime ma mère, de façon inconditionnelle et pour la Corée du Sud, je dirais que c’est le coup de foudre, le grand amour ! (Rires)

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C’est donc un dépaysement total. As-tu reçu des propositions professionnelles ?

La chaîne YouTube étant en pleine croissance, je reçois de plus en plus de propositions, que je n’accepte que très rarement. Pour que je les accepte il faudrait avant tout que celles-ci soient en rapport avec ma personne et le contenu que je propose à ma communauté. Je ne souhaite pas m’exprimer plus sur le sujet pour l’instant mais une chose est sûre, de beaux projets sont en préparation ! 

Tu voyages seul ou accompagné ? 

De nature solitaire, je voyage souvent seul mais il m’arrive également de voyager avec un ou deux amis, pas plus ! Je pense que voyager en nombre peut ternir l’expérience dans le sens où l’immersion prend forcément un coup quand tu parles/entends du français à longueur de journée. Aussi, les locaux sont naturellement plus avenants envers une ou deux personnes qu’à un groupe de 5 ou 6 ! 

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Comment est-ce qu’on se sent après avoir vécu une telle expérience ?

Je ne me sens plus le même. Je ne vois plus ma vie comme avant et je ne veux plus vivre comme avant. Après mon premier séjour en Corée du Sud, j’ai eu l’occasion de partir 4 fois au Japon et deux fois en Corée en l’espace d’un an. Cela paraît délirant, voire même impossible pour un petit étudiant comme moi mais c’est réel ! A l’heure actuelle, je ne me vois plus rester en France sur le long terme, c’est fou mais je me sens mieux en Asie. J’aurais du mal à te l’expliquer mais… c’est sincèrement ce que je ressens au fond de moi. Je pense être atteint depuis enfant de ce qu’on appelle communément la « Yellow Fever », qui s’est déchaînée une fois que j’y ai vraiment posé le pied ! (Rires)

As-tu rencontré d’autres français là-bas ? 

Oui beaucoup ! J’ai rencontré beaucoup de français, plus au Japon qu’en Corée mais oui, cela arrive régulièrement. Nous les français on est vraiment partout 😉 

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Questions pratiques : 

  • Comment est-ce que tu finances tes voyages ? 

Non je ne suis pas issu d’une famille riche, et non je ne suis pas le fils de l’ambassadeur du Sénégal à Paris ! Hahaha

Je finance mes voyages grâce à l’argent gagnée par le job que je fais à côté de mes études. Je donne des cours particuliers de mathématiques et physique à un niveau collège/lycée. C’est quelque chose que j’adore faire car je me suis lié d’amitié avec mes élèves et leur famille puis, le côté « grand frère » que j’ai en aidant mes élèves me plaît beaucoup. 

  • Comment est-ce que t’es préparé pour ton séjour ? 

3 pots de Mixa Bébé format familial, du bon déodorant (inexistants au Japon et hors de prix en Corée) et du Smecta ! 

  • Faut-il avoir des contacts sur place ? 

Pas nécessairement non, je me suis fait des amis directement sur place, ce sont des pays très pratiques et faciles à vivre donc même seul on se débrouille très bien ! 

  • Comment gérer son budget ?

Cela dépend de chacun mais pour ma part, disons que je consacre 30% de mon budget au logement, 40% pour la nourriture et 30% pour les transports/sorties !

  • Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui veulent partir ?

N’ayez pas peur et lancez-vous ! Je suis étudiant comme vous et je suis la preuve qu’en se donnant les moyens, tout est possible 😊 

  • Des infos sur le coût de la vie sur place (bus, train, logement, restaurant ou cafétéria universitaire, ciné et autres…) ? 

Le coût de la vie au Japon est élevé. Que ça soit pour les transports (hors de prix) ou pour les loisirs (la place de cinéma basique coûtant 15 euros). En revanche, pour manger cela reste moins cher qu’en France. Pour 8 euros, on peut se payer un repas plutôt copieux.

En ce qui concerne la Corée, tout est beaucoup moins cher, que ça soit au niveau des transports, nourriture, loisirs, vêtements… Mais attention, comme rien n’est très cher, on a du coup tendance à dépenser plus facilement et s’en sortir avec une note assez salée ! 😉

Propos recueillis par M. V.

Becoming by Michelle Obama

Becoming est certainement le livre le plus attendu de l’année. Je vous parle du nouveau projet de la First Lady la plus admirée au monde, Michelle Obama, of course! En effet, M. Obama a publié il y a quelques jours sur son compte Instagram michelleobama une photo de son livre-autobiographique. Ce dernier sera publié le 13 novembre 2018 aux éditions Penguin Random House. Ce livre traduit dans 24 langues est attendu comme le graal.

Michelle Obama n’est pas seulement admirée pour son éternel cool attitude, elle l’est aussi pour son intelligence. La First Lady  depuis le début de son arrivée au pouvoir en 2009, n’a cessé de clamer haut et fort qu’il n’y a rien de pus sexy qu’une femme intelligente. Selon Markus Dohle, PDG de la PRH le texte de Michelle Obama est « inhabituellement  intime« . C’est vous dire que ça promet!

Dans son livre elle nous expliquera comment une jeune fille ordinaire est devenue l’une des femmes les plus puissantes de la planète. Un parcours riche et intéressant, quand on sait que la vie des africains américains n’est pas des plus facile aux États-Unis. Outre son parcours personnel, M. Obama évoquera également les années passées à la Maison-Blanche.

Je vous invite fortement à faire votre réservation sur le site Amazon afin de ne pas vous retrouver sur le banc de touche lorsque le livre sortira.

En attendant voici des citations puissantes et motivantes de Michelle Obama :

  • Il est aisé de s’accrocher à ses stéréotypes et ses idées préconçues, on se sent ainsi rassuré dans sa propre ignorance. 
  • Ne t’entoure pas de personnes qui te rabaissent, et suis ton instinct.
  • Il n’y a pas de magie à accomplir. Il s’agit vraiment de travail acharné, de choix et de persévérance.
  • Qui vient voilée dans mon pays laïque, me verra dans le sien, sans voile et vêtue comme je le suis habituellement ! La tolérance n’est pas à sens unique.