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Du Droit À La Communication Chez Dior et Cartier

Parles nous de ton parcours? 

Après un BAC L je me suis lancée dans une Licence de droit à Assas. C’était très intéressant, j’y ai acquis une bonne méthode de travail, de l’autonomie et un sacré sens de l’organisation. Pour autant, à la fin de la troisième année, licence en main, je me suis rendue compte que le droit n’était pas fait pour moi. Ayant pris conscience de ça un peu tard,  je n’ai pas pu passer de concours ou candidater à d’autres master. 

Deux solutions s’offraient à moi, faire une année de césure et partir surfer un an en Australie ou faire une Licence de Science politique à Assas et candidater à des master/écoles l’année suivante.  

J’ai opté pour la Licence de Science Politique tout en sachant que, ce qui m’attirait depuis longtemps c’était le monde de la communication, et plus particulièrement la publicité et la construction par les marques de leur image. 

Science po c’était intéressant mais ça ne me passionnait pas plus que ça, j’ai postulé en parallèle des cours à un stage en communication. J’ai tout tenté : agences, boîtes, start-up… et pour être honnête, j’ai essuyé des dizaines de refus à des lettres de motivation pourtant personnalisées. N’ayant aucune expérience et un parcours qui n’avait rien à voir avec le monde de la communication, donc ce n’était pas surprenant. Pourtant un jour j’ai reçu un mail du co-fondateur de la start up Au Pas De Courses. J’ai été prise à temps partiel pendant six mois. Je ne les remercierais jamais assez de m’avoir fait confiance, d’avoir été aussi arrangeant vis-à-vis de mes cours et surtout de m’avoir autant appris. En parlant des cours, ils n’étaient pas du tout aménagés pour faire un stage en parallèle. J’ai pu compter sur l’aide de mes amis qui me fournissaient leurs notes et m’expliquaient les notions lorsque je ne les comprenais pas.

Une fois cette deuxième licence en poche, j’ai postulé à un Master de médias, information et communication dispensé par l’Institut France Presse (au sein d’Assas). De là mon objectif était simple: passer le concours du CELSA pour y intégrer un Master 2. J’ai été admissible à l’oral que j’ai brillamment raté. La pilule est difficilement passée; je me suis rarement sentie aussi nulle.

Par sécurité, j’avais postulé à Dauphine dans le master 226 de Management des Médias, mais mon échec au concours du CELSA, que tout le monde présentait comme « la voie royale pour la communication », était particulièrement difficile à admettre et j’avais du mal à croire qu’une autre formation pourrait m’amener  in fine là où j’avais envie d’aller.

C’était la fin de l’année, à ce moment-là j’avais postulé pour faire un autre stage tout l’été chez Hopscotch, une agence de relation publique où j’étais principalement en charge de Microsoft. Ce stage était plus pour moi un moyen de gagner en crédibilité vis-à-vis des autres qui avaient déjà plusieurs stages à leur actif.

À la rentrée, j’ai finalement rejoint le Master de Dauphine pour ma dernière année d’étude. Concrètement, ça a été l’une des meilleures décisions que j’ai prises. D’abord parce que j’y ai rencontré des gens géniaux et ensuite parce que ça m’a ouvert de nombreuses portes notamment pour les choix de stages. Cette année a été divisé en deux parties : de septembre à décembre j’ai eu des cours théoriques et, depuis janvier, je suis en stage de fin d’étude. J’ai effectué le mien (le premier) chez Dior en Brand Content de janvier à fin juin et, ayant l’opportunité d’en faire un second, j’ai saisi cette chance et j’ai été prise chez Cartier en tant qu’assistante chef de projet digital.

L’aspect environnemental est très important. Dans mon domaine, je suis amenée à travailler sur des projets qui nécessitent que les personnes avec qui je collabore soient réactives et que les échanges sois fluides. 

L’intérêt de revenir sur mon parcours n’est pas de dresser à quiconque une feuille de route qu’il pourrait reproduire. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui savent depuis toujours ce qu’ils veulent faire et qui, de fait, font des études cohérentes en ce sens. Pour ma part je suis la preuve incarnée qu’un parcours peut également se construire au fur et à mesure à condition de ne se fermer aucune porte, d’en vouloir et d’accepter l’aide des gens autour de soi. Je pense sincèrement que le plus important est de ne pas baisser les bras face aux échecs et d’avancer en se disant que si vous avez tout mis en œuvre pour quelque chose et que ça n’a pas fonctionné c’est que ce n’est pas là que vous deviez être. En général, quand on nous demande de revenir sur nos parcours on ne s’attarde jamais sur nos échecs pourtant je pense que les miens valent le coup d’être soulignés parce que sans eux je ne serais peut-être pas à une place où je m’épanouis aujourd’hui. Personnellement, je vois mon échec au concours du CELSA comme mon plus gros échec. À l’époque, c’est ce que je croyais sincèrement vouloir. Avant d’arriver cher Dior ou encore Cartier, j’ai passé des entretiens qui n’ont pas aboutis. Au mieux ils m’ont envoyé un mail  pour me dire que je n’étais pas prise, au pire ils m’ont tout simplement ghosté. C’est frustrant sur le coup mais si vous êtes déterminés vous finirez par tomber sur des gens qui verront cette détermination, qui y seront sensibles et qui vous prendront.

Dans quel domaine souhaites-tu travailler et pourquoi as-tu décidé de poursuivre cette carrière ?

J’ai toujours été intéressée par la communication des marques. C’est très global, raison pour laquelle je fais des stages. Ces stages m’ont permis au fur et à mesure d’affiner cet intérêt. 

Ainsi, grâce à ces expériences, je me suis rendue compte que travailler sur le digital me plait beaucoup. C’est un terrain de jeu incroyable où il y a des milliers de choses à faire, des opportunités dingues surtout dans le milieu du luxe pour deux raisons. D’abord parce que les marques de luxe sont aujourd’hui soucieuses d’intégrer le digital à leur stratégie de communication et ensuite parce qu’elles ne sont pas digital native ce qui fait qu’elles ont besoin de personnes pour les aider à « rattraper leur retard ».

Où effectues-tu ton stage et comment l’as-tu obtenu? 

Actuellement je suis chez Cartier. J’ai vu les offres sur le site, envoyé ma candidature pour l’une d’elle (CV, lettre de motivation), répondu à un appel téléphonique du RH sur mes motivations, puis, j’ai été convoqué à un entretien avec mon potentiel futur manager ainsi que le RH. J’ai dû rédiger un compte rendu de l’entretien et l’envoyer. 

Quand on nous demande de revenir sur nos parcours on ne s’attarde jamais sur nos échecs pourtant je pense que les miens valent le coup d’être soulignés parce que sans eux je ne serais peut-être pas à une place où je m’épanouis aujourd’hui.

Quels sont tes responsabilités? 

J’occupe le poste d’assistante chef de projet digital. Concrètement, mon rôle est de coordonner toutes les activations Cartier sur les plateformes sociales à l’international. Si ça ne vous parle toujours pas c’est normal. Cartier est présent à l’international mais le HQ (head quarter) est en France, c’est donc à nous que les différents marchés se réfèrent pour tout ce qui concerne les demandes de contenus ou encore la validation des contenus qu’ils produisent parfois en interne. 

On sait que chaque pays n’a pas les mêmes intérêts, ne poussent pas les mêmes choses au même moment parce que ce qui marchera aux Emirats Arabe Unis ne marchera peut-être pas en Chine ou au Japon, pour autant on essaie d’être le plus cohérent possible sur toutes nos plateformes digitales et de ne pas avoir des messages qui aillent à l’encontre les uns des autres.

Nous avons des « call » très fréquents avec les différents marchés qui nous tiennent au courant des évènements qui vont avoir lieu dans leurs pays, des campagnes qu’ils vont pousser en social. De notre côté on s’assure que c’est bien dans l’esprit de Cartier.

En parallèle de cette mission, je fais des analyses, reporting de nos campagnes sur les différentes plateformes sociales afin de voir ce qui a marché ou non, et voir comment on peut s’améliorer. 

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ton stage? 

Principalement, le fait de travailler avec des interlocuteurs présents dans le monde entier. C’est très stimulant.

Au delà de ça, et je ne saurais dire si c’est pareil partout, j’ai la chance d’avoir rejoint une superbe équipe. On échange énormément entre nous et je ne ressens absolument pas la dichotomie manager/stagiaire que j’ai pu ressentir parfois. J’occupe une place à part entière et, en ce sens, je suis considérée comme faisant partie du groupe comme n’importe quelle personne en CDI.

J’ai également la chance d’être entourée de stagiaires avec lesquels je m’entends vraiment très bien ce qui rajoute du positif à mon stage.

Si je m’attarde autant sur l’aspect “environnement” c’est parce qu’au fur et à mesure de mes stages, je me suis rendue compte que, si les missions que j’avais comptent énormément, le contexte de travail a lui aussi son importance. C’est totalement personnel et je ne suis absolument pas entrain de dire qu’il faut faire copain copain avec tout le monde. Certains vous diront d’ailleurs que “le travail c’est le travail” ou “qu’on est pas là pour se faire des amis”, mais à mon sens avoir des bonnes relations avec les gens avec qui vous travailler, au delà de l’épanouissement personnel que cela procure et du stress qu’on s’évite en allant au travail, cela ne pourra que vous aider dans vos mission. Dans mon domaine en tout cas je suis amenée à travailler sur des projets qui nécessitent que les personnes avec qui je collabore soient réactives et que les échanges sois fluides. De la même façon que vous ne serez pas  tenté d’aider quelqu’un qui vous parle mal, les personnes avec qui vous travaillez, si elles ne se sentent pas respectées ou que vous ne vous interessez pas un minimum à elles, se sentiront uniquement utilisées et seront moins enclines à vous aider.

Les marques de luxe sont aujourd’hui soucieuses d’intégrer le digital à leur stratégie de communication.

Décris-nous une journée type.

Avec toute la bonne foi du monde je ne peux pas tellement décrire de journée type au délà de ma routine makeup, mon petit déjeuner et le métro que je prends tous les matins. 

Il y a des jours où vous pouvez passer votre temps en réunion avec d’autres équipes ou en call avec les marchés. D’autres où vous aurez des urgences à traiter, et encore d’autres beaucoup plus calmes. Les missions ont beau être les mêmes, les journées ne le sont jamais.

Qu’elle est la partie la plus difficile? Ce qui te plait le moins. 

Très honnêtement pas grand-chose. Comme tout le monde il y a des jours où je suis plus motivée que d’autres. Les jours où je le suis moins, forcément des missions que j’avais l’habitude de faire en étant à fond seront faites avec moins d’entrain ce jour là.

Qu’attends-tu de ce stage ?

D’être prête pour dire bye-bye au monde étudiant.

Quels sont tes projets après avoir terminé ce stage et obtenu ton diplôme?

Partir en vacances ! Plus sérieusement, faire un petit road trip d’un mois/ un mois et demi en Amérique du Sud histoire de voir du pays et souffler un peu. 

Après ça, mon plan A est d’obtenir un VIE pour partir travailler à l’étranger. Et comme il faut toujours un plan B (j’ai mis du temps à le comprendre), mon plan B est de partir à l’étranger avec ma valise pour essayer d’y trouver un travail. Je pense qu’il est important de voir comment ça se passe ailleurs, déjà pour la remise en question que ça engendre et ensuite pour le regard plus global que ça permet d’avoir. Je ne vous apprends rien mais vivre dans un pays et y séjourner pour des vacances n’a rien à voir, or je n’ai jusqu’à présent jamais eu l’occasion de partir vivre sur une longue période dans un autre pays et je pense que c’est, à l’heure actuelle, ce qui manque à mon parcours. 

Propos recueillis par M.V.

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Comment J’ai Découvert Le Droit Humanitaire Après Un Voyage Au Cameroun

Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours?

J’ai 24 ans, j’ai une licence de droit public à Assas. En deuxième année j’ai tout de suite compris que je préférais le droit public. Et en troisième année de licence j’en ai fait ma spécialité. C’est suite à ma découverte du droit des libertés fondamentales en L3 que le droit humanitaire a commencé à m’intéresser. Pour le Master 1, j’ai choisi le droit international. Cela me permettait de rester ouverte à d’autres domaines que le droit interne. J’ai ensuite enchainé avec un Master 2 en droits fondamentaux à l’université de Caen Normandie.

A l’époque avais-tus déjà pris contact avec des associations? 

Entre ma L3 et mon M1 j’ai contacté une association qui avait été créée par deux anciens étudiants d’Assas. Elle s’appelait à l’époque Children Connection. C’est une petite association d’une dizaine de personnes. Je les ai contacté et ils m’ont directement parlé d’un projet de voyage humanitaire au Cameroun. 

Quelle était ta motivation pour faire de l’humanitaire? 

Dans ma famille nous sommes assez ouverts sur le monde, aux différentes cultures. Mon père a vécu en Angola pendant 15 ans et je sens que mon éducation « un peu africaine » s’est faite sur cette base d’ouverture d’esprit. En grandissant, j’ai commencé à réellement m’intéresser à l’Afrique et d’une manière générale au voyage. 

Cela faisait longtemps que j’avais envie de partir en Afrique. Je me suis toujours sentie proche de ce continent et de ses différentes cultures. Je pense que mon orientation en M2 a été influencée par cet état d’esprit. Je ne voulais pas me focaliser sur le droit interne car le monde aujourd’hui ne fonctionne plus avec les anciens mécanismes. Le droit interne est irrigué par le droit international. Donc, cela n’a plus vraiment de sens pour moi de reste focalisée seulement sur l’interne. 

Dans quel pays as-tu voyagé? Comment les premiers jours se sont passés? 

Je suis partie au Cameroun en 2015 pendant un peu moins d’un mois. Yaoundé une semaine et quelques jours au village. Nous avons séjourné chez l’ethnie des Bamiléké. Je n’ai pas eu de mal à m’intégrer car nous avons très bien été accueillis dès l’aéroport. Je me suis immédiatement bien sentie. Même si, la veille du voyage j’ai eu un  petit moment d’angoisse. 

La présidente de l’association est camerounaise et son père venait du village dans lequel nous avons séjourné. Nous avons rencontré beaucoup de personnes. Son oncle qui travaillait au ministère des affaires étrangères nous a accueilli chez lui. Nous nous sommes forcément fait remarquer. Nous étions les petits français. Nous avons eu l’impression d’avoir été attendus. Au village, une cérémonie d’accueil a été organisée en notre honneur.

 

Quel était le cœur de la mission?

L’association a une visée éducative. Nous avons donc apporté des livres (manuels scolaires) et des équipements sportifs grâce aux dons que nous avons récoltés en France. Cela a permis aux enfants de s’évader un peu de leur quotidien. Nous avons aussi fait de la prévention en dispensant des cours d’hygiène. Nous avons organisé des tournois sportifs, ce qui leur permettait d’avoir l’impression d’être réellement en vacances.

Ma mission personnelle était de mettre en place une bibliothèque et d’organiser un système de prêt. 

As-tu remarqué un décalage entre l’image de l’Afrique vu par l’occidentale et la réalité rencontrée sur place? 

Je n’ai pas été tant surprise que cela. Je pense que c’est dû au fait que je m’intéressais déjà à l’Afrique. J’ai beaucoup d’amis africains donc ça a facilité les choses. Autant avec les enfants que j’ai trouvé très courageux par rapport à leur tâches quotidiennes qu’avec les jeunes adultes ayant le même âge que moi. Il y a un mélange entre la tradition pour les plus anciens et la modernité pour les plus jeunes. Pour ces derniers leur rêve est de venir en Europe. J’ai senti que nombreux étaient ceux qui avaient envie de changement. 

Cela me pousse à te demander ton avis sur la « crise humanitaire » que l’Europe et l’Afrique connaissent en ce moment.  

Comme je suis allée au Cameroun avant tous ces événements, aujourd’hui avec le recul et surtout mon expérience on appréhende ces événements d’une manière totalement différente. C’est un sujet en réalité assez gênant car je comprends ces personnes qui ont envie de partir. Ils veulent un avenir meilleur et l’Europe apparait comme le continent idéal.  Mais contrairement à la pensée populaire, beaucoup de jeunes qui veulent partir souhaitent ensuite retourner dans leur pays pour le reconstruire. Il y a un profond désir de rendre sa gloire passée au pays mais aussi à l’Afrique.

Pour moi il n’y a pas réellement de crise migratoire. C’est le monde d’aujourd’hui et à vrai dire c’est assez naturel à l’homme.  Ce qui est étrange en revanche, c’est qu’un français qui va en Afrique est considéré comme un « expatrié » alors qu’un africain qui vient en France sera considéré comme un « migrant ». À ce propos, j’ai vécu deux expériences assez marquantes. Nous étions au marché et un homme nous a dit « qu’est ce que vous faites là ? Rentrez chez vous ». Dans l’autre situation, nous avons subi un contrôle routier et deux bénévoles n’avaient pas leur passeport. Sur le chemin vers le commissariat nous avons reçu des moqueries. C’était une situation assez humiliante. Par chance une de nos relations sur place nous est venue en aide. 

Ce genre de situation pousse à s’interroger. Notamment sur la vision que nous avons des africains. Justement, lorsque nous y étions, il y avait la visite de François Hollande. J’ai ressenti une certaine gène car des affiches avaient été collées partout dans la capitale. On avait l’impression de recevoir le roi. Alors qu’en réalité, la population ne se préoccupait pas de cet événement. On sentait une volonté politique d’imposer l’image du président français. En discutant avec certains habitants, j’ai pu constater qu’il y avait une grande méfiance à l’égard des puissances occidentales. 

« L’étranger certes te fait peur, mais au final quand tu l’écoutes tu te rends compte qu’il veut exactement la même chose que toi »

Cette expérience a-t-elle influencée tes choix d’orientation?

Oui, totalement. Cette expérience a confirmé ma volonté de travailler dans les droits de l’Homme au sein d’une institution internationale. Cela a également renforcé ma passion pour l’Afrique. D’autant plus que c’était vraiment dans la continuité de mon domaine d’étude et surtout du stage que  j’effectuerai plus tard en M2. 

Justement où as-tu effectué ton stage de Master II?

Lors de mon  M2 j’ai eu un cours sur le système des droits de l’Homme en Afrique. Ce cours était dispensé par le Docteur en droit Ghislain Patrick Lessene originaire de Centre-Afrique et qui vit en Suisse. Il a créé son ONG, le Centre d’Études Juridiques Africaines (CEJA) il y a 3 ans. Ce centre œuvre à la promotion de l’Etat de droit en Afrique. Pendant son cours, il nous a expliqué le système des droits de l’Homme en Afrique ainsi que leurs définitions et l’existence de ce système avant et après la colonisation. Très intéressée je lui ai fait part de mon souhait d’effectuer un stage au sein de son ONG. Il a accepté. Le stage se déroulait à Genève. 

Ce qui m’a plu dans son projet était que son objectif n’est pas d’exporter le modèle occidental de la démocratie mais de donner des outils aux populations des différents pays africains pour qu’ils puissent développer leur arsenal juridique de manière saine et pérenne. Son action implique plusieurs acteurs comme notamment l’Université de médecine légale de Genève au sein de laquelle il dispense des cours de droit et de médecine. Il a d’ailleurs été accompagné d’un médecin légiste lors d’un voyage au Bénin et au Gabon dans le but de former des médecins. Et en Centre-Afrique il donne des cours de droit accessibles aux étudiants comme aux professionnels du droit en faisant état de ce qui existe ou non en Afrique en matière des Droits de l’Homme. Le cours dresse un bilan de toutes les organisations de l’Union Africaine (Commission de l’Union Africaine par exemple) et les conventions sur le droit qui existe en Afrique. 

Grace à ce stage j’ai pu participer à la 35ème session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. J’ai entendu débattre des ambassadeurs de nombreux pays dont notamment les pays africains. Ma mission était de rédiger ensuite un article faisant ressortir la position des ambassadeurs africains. Leurs convergences comme leurs divergences. 

Ce que je trouve intéressant dans l’approche du Docteur Ghislain est le fait qu’il propose des solutions concrètes. Bien sur cela  nécessite un important travail et beaucoup d’investissement. Mais, je pense sincèrement qu’il est sur la bonne voie. 

 

Comment s’est déroulé l’Après stage?

L’après stage a été un peu moins euphorique. Je souhaitais continuer ce que j’avais commencé au CEJA. Mais la réalité du terrain est autre car sans expérience il est difficile de se trouver une place intéressante. Par chance une amie de mon M2 qui avait trouvé un poste d’intervenante sociale dans un centre d’hébergement d’urgence – qui accueil des demandeurs d’asile et des réfugiés –  m’a conseillé de postuler. Ce que j’ai fais et j’ai été prise. J’ai donc travaillé pendant 6 mois à Aubervilliers avec des demandeurs d’asile. 

Là encore il y a eu un avant et un après. J’ai vécu une nouvelle expérience incroyable. J’avais l’impression de voyager tous les jours. Tantôt en Afghanistan, tantôt au Soudan, en Erythrée… Ces personnes m’ont appris tellement de choses sur leur pays et leur culture. Alors qu’en principe c’était à moi de leur venir en aide. Leur récit m’a permis de comprendre la situation politique et de mieux positionner géographiquement certains pays. 

Cette expérience m’a vraiment marqué parque qu’au fil des mois je me suis rendue compte que l’étranger certes te fait peur, mais au final quand tu l’écoutes tu te rends compte qu’il veut exactement la même chose que toi. Seulement, sa vie est si différente de la tienne qu’il n’a pas forcément la même vision que toi. Mais finalement, tu tombes quasiment systématiquement d’accord avec lui et lui avec toi.

Et maintenant que fais-tu?  

Je travaille depuis 3 mois au sein de la structure France terre d’asile. J’y ai retrouvé les valeurs humaines que je recherche et avec lesquelles je me sens en accord. C’est incroyable car même si je voulais faire du droit humanitaire je n’avais aucune idée des débouchés. Je pensais de manière erronée que le droit humanitaire s’arrêtait aux ONG. En tentant des expériences j’ai découvert d’autres structures. 

J’avoue, au départ qu’en entendant l’intitulé de mon poste « intervenante sociale » ça ne me vendait pas vraiment du rêve. Quand on sort des bancs de la fac, par arrogance on se dit prêt à occuper des postes importants. Mais, il faut expérimenter un maximum le terrain. C’est important car l’humain est très présent et il faut se tester.

Je suis contente d’avoir eu toutes ces expériences car cela m’a permis de me rendre compte de certaines choses concernant le traitement des réfugiés. Il y a un certain nombre de critères objectifs  à remplir pour pouvoir obtenir le statut de réfugié. Deux personnes qui ont la même histoire avec les mêmes preuves n’auront pas forcément la même décision. La provenance sociales influe beaucoup. Les personnes aisées et intellectuelles obtiendront plus facilement l’asile. Et surtout en fonction de la politique française, les lois seront plutôt favorables ou défavorables à l’accueil. (En un an je suis rendue compte à quel point les droits des réfugiés avaient régressés). 

Encouragerais-tu d’autres personnes? Est-ce que tu aurais des conseils à donner à une personnes qui hésite à se lancer dans un tel projet?  

Oui absolument ! Si plus de personnes s’engageaient dans le domaine humanitaire, le monde tournerait plus rond ! Je pense aussi que si les personnes qui y travaillent étaient mieux payées il y aurait plus de personnes impliquées. Ce domaine est une vocation. Tu choisis de travailler dans les Droits de l’Homme car tu as vraiment envie de te battre pour une cause qui te semble être noble. Alors que dans d’autre domaines c’est l’argent qui sera la première motivation. 

J’aime beaucoup mon travail d’intervenante sociale mais honnêtement je ne pourrais pas faire ça toute ma vie. C’est assez frustrant de ne gagner qu’un peu plus du SMIC après autant d’années d’études. Sans parler du fait que tu t’investis beaucoup personnellement. La mauvaise nouvelle d’un réfugié te concerne aussi. C’est à la fois son échec et le tien. Tu as cette impression d’être un peu responsable de sa vie. Avec le temps j’ai réussi à mettre de la distance. Mais on ne sort pas indemne. Ils vivent des choses vraiment difficiles psychologiquement. 

Et la suite, Barreau ou pas Barreau? 

Après mon M2 je ne voulais pas passer le barreau tout de suite, j’en avais un peu assez des études. Mais après toutes ces expériences je me suis beaucoup posée la question de le passer ou non. Plusieurs avocats que j’ai rencontrés m’ont déconseillé de le passer. Selon eux tu donnes beaucoup de ta personne et à coté comme c’est un domaine très lié au monde politique tu auras toujours l’impression de nager à contre courant et donc de te battre pour rien. 

Cela a mis en doute mon envie de le passer. Même si et je le ressens en travaillant, mes études de droit m’apportent beaucoup. Et notamment lorsque j’accompagne les demandeurs d’asile à la préfecture par exemple, je suis très attentive au respect de la procédure. 

Mon maitre de stage m’a conseillé de son coté de le passer car c’est toujours un plus. Surtout si j’ai pour ambition de travailler dans une organisation internationale.

Questions pratiques : 

  • Financement : Les bénévoles ont seulement payé leur billet d’avion. L’association Children connection s’est chargée du reste, hébergement et repas. Nous avons beaucoup été aidés par les dons fait par des particuliers ou des sociétés et la région Ile de France. 
  • Conditions pour intégrer l’association : Il fallait s’investir avant et après projet et pas seulement pour le voyage au Cameroun. 
  • Après projet ? Nous avons pris des novelles grâce à deux bénévoles camerounais. Nous avons aussi dû rendre des comptes et nous avons organisé une expo photo.
  • Envie de créer ta propre association ? Pas pour le moment car il y a de nombreuses associations qui existent et qui on besoin d’aide. Je souhaite m’investir dans le CEJA. Mais si je ne trouve plus ma place peut être que je créerais quelque chose. 

Propos recueillis par M. V.

Ma Vie Après la Fac

Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours? 

Bien sûr ! Je m’appelle Anita, chargée de contenu & de communauté à temps plein pour un journal spécialisé et youtubeuse quand je trouve le temps. 

Concernant mon parcours, j’ai une licence en communication & médiations numériques de l’Université de Bourgogne. En entrant à la fac je voulais devenir community manager. Il faut savoir qu’à la base je tenais un blog sur la mode et c’est comme ça que j’ai découvert ma passion pour la création de contenu. Plutôt que de demander à un conseiller d’orientation ce que je pouvais faire de ma vie, j’ai décidé de chercher sur internet toutes les formations en lien avec le numérique et c’est comme ça que j’ai trouvé ma licence. J’ai contacté des étudiants de la licence lorsque j’étais au lycée et ils m’ont donné envie de rejoindre l’Université de Bourgogne. 

Mon parcours était déjà tracé dans ma tête, ce qui m’a beaucoup aidé lorsque je perdais confiance en moi.

Trouver un emploi a-t-il été facile? Comment as-tu fais? 

Trouver un travail est extrêmement facile. En revanche, trouver un emploi qui donne envie de se lever tous les matins avec le sourire, c’est une autre histoire. 

Étant passionnée de mode, j’ai trouvé mon premier emploi de conseillère mode en allant directement dans le magasin et en demandant s’ils embauchaient. Trois heures après, j’ai appris que j’avais obtenu le poste. Lorsque j’ai terminé mes études je savais dans quels secteurs je voulais travailler : la mode, les énergies renouvelables ou le luxe. Un soir, à 23h, j’ai vu un poste de chargée de communication polyvalente pour une branche du groupe Huawei. J’ai postulé en me disant que je n’avais rien à perdre. Au pire, j’avais une réponse négative, au mieux j’étais embauchée dans la 3e entreprise de technologie au monde. 6 heures de route, 200€ en moins et 48 heures plus tard j’obtenais le poste.

Tous les postes que j’ai pu obtenir sont basés sur l’audace et la passion. Lorsque tu sais ce que tu veux dans la vie, tu finis toujours par l’obtenir peu importe le temps qu’il faut. Je considère que la vie est un cadeau en soit. Chaque jour nous avons 24 heures pour faire quelque chose de ce cadeau, et j’aime l’utiliser pour avancer à petits pas et devenir une meilleure personne.

Comment as-tu organisé ta nouvelle vie? 

Ma vie actuelle est un peu comme le début d’un nouveau livre que tu viens d’acheter. Tu savoures chaque chapitre avec passion mais tu as envie de regarder ce qui se passe dans les chapitres suivants parce que tu veux aller plus vite. 

J’essaye d’apprécier chaque journée, chaque heure, chaque minute qui passe parce que je suis enfin là où j’ai toujours voulu être. Avoir un emploi stable, mon permis, être en bonne santé et avoir un entourage hyper positif. Mais en même temps, je ne sais pas si ce que je fais est juste. Quand tu es à la fac et que tu réponds mal à une question, tu n’as pas de points, si tu réponds bien, tu en as. Mais là tu n’as rien pour juger tes actions.

J’essaye tout de même de me fixer un emploi du temps quotidien (que je change tous les 3 mois) afin de continuer à acquérir des connaissances et à m’améliorer en tant que personne. Que ce soit en faisant du sport 3 fois par semaine, en lisant un livre tous les soirs ou en écoutant des podcasts. 

Dans une de tes vidéos youtube tu expliques qu’avant même d’avoir fini tes études tu avais déjà commencé à chercher du travail. Cette méthode a-t-elle payé?

Absolument ! Si je n’avais pas commencé à chercher du travail ni à étudier le marché du travail dès la classe de première au lycée, je ne sais pas si j’aurais eu un travail aussi facilement. 

Quand tu as une famille aussi motivante, positive et ambitieuse que la mienne, tu es poussé vers le succès dès le plus jeune âge. Lorsque j’ai annoncé à mes parents que je voulais travailler dans le numérique, mon père nous a immédiatement abonné aux magazines Le nouvel obs, Challenges et Sciences & avenir. Parce qu’il voulait que je me tienne au courant des nouveautés du secteurs, des meilleures écoles et des articles qui pouvaient m’aider. Ma mère de son côté passait son temps à me motiver. En me racontant des histoires de personnes qui ont réussis ou en me mettant en contact avec des personnes de ma famille qui pouvaient m’aider à avancer.

Ce qui fait que lorsque je suis sortie de l’université à 20 ans, je n’avais aucun doute sur le fait que j’allais trouver un travail. Peu importe le temps que ça allait me prendre.

« Tous les postes que j’ai pu obtenir sont basés sur l’audace et la passion ».

Tu as adopté un style de vie minimaliste. En quoi ce nouveau mode de vie t’as aidé? 

Il faut savoir que je suis devenue minimaliste suite à une rupture amoureuse. Roh, le cliché… Mais c’est vrai. Je suis sortie d’une relation remplie de doutes sur ma personne. Un peu comme lorsque tu chantes une chanson sans connaître les paroles et tu découvres ensuite que tu chantais n’importe quoi depuis 2 mois. Haha Je ne voulais plus vivre comme je le faisais parce que ça m’a fait perdre une personne qui m’était chère. Donc, après avoir pleuré en écoutant du Selena Gomez pendant deux semaines et avoir perdu 5kg tu te dit qu’il faut faire quelque chose. J’ai allumé mon pc, ouvert Bloglovin et j’ai commencé à lire des articles sur le minimalisme. 

Deux ans de minimalisme m’ont aidé à me recentrer sur ce qui avait de l’importance à mes yeux : ma famille, mes amis, l’écologie, mon travail, mes passions.  Aujourd’hui je me réveille chaque jour en étant excitée de ce qui m’attend. Je suis entourée de personnes que j’aime et je fais un travail que j’adore ! Sans cette rupture je ne serai probablement jamais devenue la personne que je suis maintenant. 

Sur youtube tu parles de youtubeurs américain que tu suivais. Peux-tu nous en citer deux et nous indiquer en quoi ils t-ont aidé dans ta vie d’étudiante? 

La première youtubeuse qui me vient en tête est Steph Mckean. C’est une youtubeuse américaine qui étudie l’art à New York. Je passe parfois des soirées entières à re-regarder toutes ses vidéos. Steph (genre, c’est une amie haha) m’a appris que tu peux vivre de ta passion si tu t’entraines quotidiennement pour devenir bon dans ce que tu aimes. C’est elle qui m’a motivée à publier des vlogs sur ma chaîne sans forcément avoir à faire semblant d’avoir des journées chargées.

La seconde youtubeuse que j’aime regarder c’est Sedona Christina. Une youtubeuse canadienne qui vit aux US. Elle m’a appris à créer du contenu même si tu n’as pas un travail fixe et que tu ne sais pas où tu vas dans la vie. Elle crée pour le plaisir de créer et c’est un peu comme ça que j‘aborde ma chaîne. Lorsque je venais juste d’avoir mon diplôme je passais mon temps à créer des vidéos. Pareil lorsque j’étais en fin de contrat avec Huawei, je créais des vidéos 1 jour sur 2. 

En ce moment, nombreux sont les youtubeurs qui parlent d’argent. Est-ce un sujet tabou pour toi?  Comment gères-tu tes finances? Et combien gagnes-tu? Surtout lorsqu’on entre dans le monde du travail. 

Mon salaire en entrée sur le marché du travail en tant que chargée de communication était de 2000€ bruts par mois. Bien sûr, il ne sera pas le même qu’un autre chargé de communication mais ça te donne une idée des revenus dans la comm’. 

Concernant mes dépenses j’ai appris récemment à mieux les gérer parce que j’avais tendance à beaucoup économiser et à me restreindre sur ce qui était nécessaire. Ce qui était complètement stupide ! Maintenant, je prévois mes dépenses un mois à l‘avance et je regarde mon compte en banque tous les jours pour suivre mes dépenses. 

L’argent n’est pas un sujet tabou à mes yeux et je préfère en parler ouvertement pour aider les autres ou être aidée. Je parle rarement d’argent sur Youtube, parce que j’estime que je ne suis pas à un niveau suffisamment bon par apporter des conseils à qui que ce soit à ce sujet. À moins que cela ne concerne les dépenses en tant qu’étudiant. Autrement, je préfère ne pas aborder des sujets que je maîtrise pas. 

Comment envisages-tu l’évolution de ta chaîne youtube? 

J’ai créé cette chaîne dans l’idée de partager mon expérience en tant qu’étudiante. Je me suis toujours dis que si j‘arrivais à aider une personne, j’aurais réussi. Aujourd’hui je reçois des messages de personnes qui me demandent de l’aide et ça me fait énormément plaisir. Le fait de savoir qu’une personne a pris le temps de m’écrire pour me poser une question me choque toujours. 

Pour le moment je souhaite créer du contenu que je ne trouve pas suffisamment ou pas comme je le souhaite auprès de la communauté Youtube française. J’ai préparé un planning éditorial qui va jusque 2020 alors préparez-vous à avoir plus de vidéos haha 

Quels conseils donnerais-tu à de futures étudiants sur la gestion de leur vie d’étudiant avant et après la Fac? 

Mon conseil principal aux futurs étudiants sur la gestion de leur vie avant la fac est : préparez-vous suffisamment pour ne pas avoir à regretter de vous y être pris au dernier moment. Ce conseil s’applique à tout. Votre entrée dans un appartement, les partiels, peu importe. Rien ne vaut une bonne préparation.

Et pour la vie après la fac : restez positifs en permanence. Oui, c’est plus facile à dire qu’à faire mais le cerveau se contrôle. Si vous partez battu d’avance vous ne serez pas surpris de perdre. Alors que si vous gardez en tête l’idée que vous allez réussir (peu importe ce que vous entreprenez) vous allez arriver là où vous le souhaitez sans même vous en rendre compte.

Propos recueillis pas M. V.

6 Conseils Pour Bien Réussir Votre 1ère Année Universitaire.

En commençant mes études de droit, j’aurais volontiers tout donné pour recevoir ces précieux conseils. Il n’est pas aisé d’arriver dans un domaine d’étude dont on ne connait absolument rien. Les étudiants ne cherchant pas à s’informer eux-mêmes sont laissés sur le banc de touche. Alors n’agissez pas ainsi et commencez dès cet été à préparer votre première année de fac !

Voici six conseils pour bien préparer votre première année universitaire:

1 – S’INFORMER : De juillet à septembre

N’attendez pas d’arriver à la rentrée pour commencer à vous renseigner. La détention d’une ou plusieurs informations importantes peut vous donner une sacrée longueur d’avance.  Cela vous aidera également à anticiper les événements qui se produiront tout au long de votre année universitaire. Informez-vous sur :

Votre branche d’étude : Trop d’étudiants arrivent à la fac sans connaître leur domaine d’étude. Prenez par exemple contact avec d’anciens étudiants via les réseaux sociaux comme Linkedin ou Facebook. Ils vous renseigneront sur les matières étudiées et les différents débouchés.

Votre université : Certaines universités ont une telle renommée que le simple fait de les mentionner dans votre CV peut vous permettre d’obtenir un bon stage. Alors n’hésitez pas.

Vos matières et les professeurs : Il y a des légendes, des professeurs qui ont marqué leur domaine. Ils sont reconnus par leurs pairs comme étant les meilleurs. S’informer sur vos professeurs permet de comprendre leur fonctionnement pédagogique. Certains enseignants, par exemple, préfèrent que les étudiants suivent à la lettre leur(s) position(s) doctrinale(s). Savoir cela peut aider lors d’un partiel. Visiter des lieux symboliques liés à votre domaine d’étude. Pour les étudiants en droit pas exemple, il est très intéressant d’aller visiter un tribunal ou encore une prison si vous envisagez de vous orienter en droit pénal ou simplement pour votre culture personnelle.

2 – ANTICIPER SON ANNÉE 

Livres de conseils : Il est important de lire une première fois ces livres avant de commencer votre année et d’y revenir de temps en temps pour vous rafraichir la mémoire. Il en existe des tonnes. Lisez attentivement les avis d’autres utilisateurs pour faire le bon choix. Ces livres regorgent de plein de conseils très utiles sur, par exemple, la méthodologie de certains exercices spécifiques ou encore des conseils d’organisation de son année.

Achats de fournitures : Bien avant de commencer votre année, faites le plein de fournitures scolaires. Pour les étudiants en droit vous pouvez déjà acheter votre code civil car il est sûr que vous l’utiliserez. Achat de stabilos, stylos etc….

Planner : Voilà un objet très très utile à avoir obligatoirement. Un planneur géant. Vous l’affichez au-dessus de votre bureau. Il vous permettra de planifier votre année par mois ou par trimestre selon votre fonctionnement. Le secret de la réussite est la préparation. Et n’oubliez pas, préparer c’est anticiper. Il faut toujours avoir une longueur d’avance sur les événements. Il est conseillé de diviser son année en trimestres :

  • Juillet à septembre : Vous entrez doucement dans le bain.
  • Octobre à décembre est souvent la période la plus intense. Normalement vous avez déjà mis en place votre routine de fonctionnement.
  • Janvier à mars est la période des partiels et de transition. On planifie son été (vacances, stages, job d’été).
  • Avril à juin sonne la fin de l’année. Cette période est souvent celle des entretiens pour un stage et un job d’été mais aussi de planification de l’année scolaire suivante.

Si vous connaissez déjà vos matières, mettez en place immédiatement un code couleur pour chacune d’entre elles.

3 – SE METTRE DIRECTEMENT DANS LE BAIN

Ficher vos cours dès la première semaine : C’est le piège à absolument éviter. La première semaine est traitresse. Vous commencez les cours et souvent on se dit : « non pour l’instant il n’y a pas grand-chose donc je commencerai à ficher plus tard ». Erreur ! Entrez dans la course aussi tôt que possible. C’est toujours du temps de gagner. Souvenez-vous le secret de la réussite est la préparation !

Familiarisez-vous avec les lieux importants : Vous allez passer beaucoup de temps dans votre fac donc si vous n’avez pas pu faire une visite avant la rentrée, faites le dès la première semaine. Cela permet de devenir familier avec des lieux hautement importants comme la bibliothèque universitaire, les salles de travail, la cantine et les toilettes.

4 – ANTICIPER LA PRÉPARATION DES EXAMENTS : D’octobre à décembre

Il s’agit ici d’anticiper la préparation de toutes sortes d’examens comme les partiels (blancs ou non). Lors des premières semaines de cours, certains enseignants donnent les dates d’examens. Notez-les bien dans votre agenda et à la maison dans votre planner.

Bien travailler ses TD tout au long du semestre : Le premier semestre est souvent le plus difficile pour les étudiants. Pour cause il se déroule en plein hiver. Et l’hiver on n’est pas très en forme et on manque de motivation. Or c’est là précisément qu’il faut tout donner. Encore une fois le secret de toute réussite est la préparation et la préparation c’est anticiper les événements et donc avoir le contrôle. Il ne faut pas vous laisser submerger par le travail qui vous est demandé. C’est pourquoi il est très important de bien faire vos devoirs. Travaillez vos TD ! À chaque TD assurez-vous d’avoir vu toute la partie du cours concernée et d’avoir fait les recherches utiles. Faites un petit dossier pour chaque séance de TD. On se dit souvent que les examens des matières fondamentales seront plus faciles comme on a travaillé sur ces matières tout au long du semestre. C’est vrai si, et seulement si, vous avez vraiment travaillé tout au long du semestre.

Lire régulièrement les petites matières : On a tendance à négliger ces petites matières alors que c’est souvent grâce à elles que l’on peut obtenir la « mention ». Lisez-les chaque semaine. L’idéal est de le faire le week-end. Samedi matin très tôt par exemple ou bien un jour dans la semaine comme le vendredi. Motivez-vous. Si vous procédez ainsi tout au long du semestre vous vous remercierez d’avoir suivi cette routine au moment des examens. Plus vous serez organisés et mieux vous saurez gérer votre année. Et surtout, vous aurez plus de liberté pour faire autre chose en dehors des études.

5 – PRENEZ SOIN DE VOUS

Que vous soyez étudiant ou non sachez que VOUS êtes votre priorité. N’oubliez jamais cela. Vous devez prendre soin de vous avant toute chose, physiquement et mentalement (surtout mentalement). Beaucoup d’étudiants parlent de périodes de solitude et de dépression. Alors, prenez du temps pour vous.

Mentalement :

  • Lire autre chose que vos cours : Aérez-vous l’esprit avec d’autres lectures que vos cours. Profitez de ces moments de récréation pour renforcer votre culture générale. Lisez des romans de non fiction, des livres de développement personnel etc…
  • Sortir : Vous avez beaucoup de chance car, tant que vous avez moins de 26 ans, les entrées de la quasi-totalité des musées sont gratuites. Allez-y ! Passer votre samedi après-midi s’il le faut. Profitez, profitez au maximum de cet avantage. Il faut même en abuser ! Idem pour le cinéma. N’hésitez pas à voir vos amis aussi régulièrement que possible. C’est important de garder une connexion avec le reste du monde.
  • Psychologue : C’est un sujet très tabou. Il existe des structures d’accueil au sein desquelles vous pouvez aller consulter gratuitement un psychologue. Parfois, la pression des études est telle qu’à un moment donné, on n’arrive plus à s’en sortir. Il est bon à ce moment d’avoir une oreille attentive. Parce que oui, les amis ne comprennent pas toujours. On n’est pas tous armés de la même manière. Aller consulter un psychologue n’est en aucun cas une honte, au contraire. Dites-vous que ce travail que vous faites maintenant est de la paix gagnée pour votre vie d’adulte.

Physiquement :

  • Sport : Faites du sport régulièrement. Au sein de votre fac (il existe un bureau des sports). Dès la première semaine, allez vous renseigner sur les différents sports pratiqués et choisissez en un qui vous plait. Vous pouvez, bien sûr, en pratiquer en dehors de la fac. Dans tous les cas faites du sport ! Dépensez-vous physiquement. Cela vous permettra d’évacuer tout le stress accumulé pendant les semaines de cours. Mais cela vous permettra aussi de faire de nouvelles connaissances.
  • Bien se nourrir : Les repas font peur quand il s’agit de ceux des étudiants. En général, ces derniers se nourrissent n’importe comment. Une bonne alimentation, c’est la garantie d’une bonne santé et une bonne santé c’est de l’énergie, un mental équilibré et de la motivation. Beaucoup d’étudiants se plaignent de ne pas avoir le temps de cuisiner. Vous n’êtes qu’étudiant, pas parents (sauf exception) ! Si aujourd’hui vous n’avez pas le temps, lorsque vous deviendrez salarié ou en charge d’enfants, comment allez-vous faire ? On a toujours le temps, il suffit simplement de le vouloir. Prenez plaisir à vous préparer de bon petits plats rapides et équilibrés.
  • Bilan de santé : Rendre visite à son médecin pour autre chose que des certificats médicaux n’est pas interdit. Une à deux fois dans l’année, faites un bilan de santé. Passez tous les tests sanguins qu’il faut afin de vous éviter de fortes carences qui provoquent d’importantes fatigues physiques. Le bilan de santé permet de savoir si on est en manque de quoi que ce soit.

6 – ANTICIPER SA VIE PROFESSIONNELLE 

Voilà le conseil que beaucoup d’étudiants devraient suivre tout le reste de leur vie.

Stage dès la 1ère année : L’erreur que font souvent la plupart des nouveaux étudiants est de penser qu’ils sont trop jeunes et qu’ils n’ont pas assez d’expériences pour effectuer un stage. FAUX ! Il n’est jamais assez tôt pour commencer à entrer dans le monde professionnel. Le tout c’est d’être convaincu de sa valeur. Si vous avez la chance d’avoir dans votre entourage une personne travaillant dans votre domaine d’étude, n’hésitez pas à lui demander si elle peut vous aider. Dans le cas contraire, déposez autant de CV qu’il le faudra. Votre premier stage sera souvent un stage d’observation. Donc oui, vous allez très certainement faire des photocopies. Mais ça sera aussi l’occasion d’observer les professionnels du secteur et de poser toutes les questions que vous souhaitez.

Poser des questions à vos chargés de TD : Beaucoup de chargés de TD sont des professionnels. N’hésitez donc pas à leur poser des questions sur leur activité mais aussi leur parcours d’études et notamment leur Master 2.

Posez des questions aux directeurs des M2  qui vous intéressent : Oui cela peut choquer de se dire que dès la première année on cherche déjà à s’informer pour un événement qui se déroulera dans quatre ans. Mais encore une fois, plus on est informé et mieux on peut anticiper. Posez-leur des questions notamment sur les débouchés possibles.

LE LOGEMENT 

C’est un sujet que je n’ai pas abordé plus haut mais je sais que c’est une question importante pour les nouveaux universitaires. Si vous n’avez pas réussi à obtenir un logement de la part du Crous, je vous conseille de vous tourner vers la colocation. 

Pourquoi ne pas se mettre en colocation avec un camarade du lycée par exemple ? Il existe également des associations de logement intergénérationnel comme le Parisolidaire. Un senior vivant seul met à votre disposition une chambre chez lui en échange de quelques services rendus ou d’un loyer vraiment dérisoire.

N’ayez pas peur. Cela peut paraître difficile mais avec un peu d’organisation, vous y arriverez.